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Annuaires de blogs

Dimanche 5 juillet 2009



Par hans - Publié dans : Images du net - Communauté : Libre expression
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Dimanche 5 juillet 2009

Dans le cadre de la 2ème conférence pour la marche unie pour l’interdiction des licenciements de Puteaux, nous nous sommes réunis ce jour pour répondre à l’appel des 10 travailleurs de Caterpillar du 8 juin 2009.
Nous sommes réunis ici dans une salle prêtée par la marie d’Echirolles. Echirolles, commune ouvrière où vivent des centaines de travailleurs de Caterpillar et leurs familles menacés de licenciement immédiat. Nous apprécions ce geste de Monsieur Renzo SULLI, Maire PCF d’Echirolles. Pour nous c’est un signe de solidarité avec tous les travailleurs frappés par la crise.
Nous tenons à remercier Monsieur le Maire et son conseil municipal.


- Aujourd’hui sont présents 37 travailleurs de 20 entreprises :


AMADEUS (06), AEROPORT de Paris (93), ARCELOR MITTAL et ASCO METAL (57) BGI FACOM (39), BTP AM (06), CARBONE SAVOIE (69), CATERPILLAR (38), CERIC AUTOMATION (21), CGMV dockers (83), CONTITECHANOFLEX (69), CONTINENTAL (78), GEMS (78), GIVAUDAN LAVIROTTE (69), NEO SECURITY G4S (06), PEUGEOT (70), REXOR BOSH (69), SA EVIAN (74), SANOFI AVANTIS (94), ST GOBAIN (71), THYSSEN (57), EVS-AVS de Boissy (94).


- Des travailleurs de 51 entreprises ont adressé des messages de soutien et des réponses :


ABB 95, AIA (Aéronautique) 83, AIRBUS 31, AIRBUS 44, ANTIX 06, ARCELOR MITTAL 57, ARKEMA 04, ASCOMETAL 57, ATOS ORIGIN 92, CANSON 07, CEGELEC 35, CHANTIER NAVAL STX 44, CNRS NANCY 54, CONTINENTAL CLAIRVOIX 60, CUMMINGS 29, DCNS TOULON 83, DELPHI 17, FAURECIA ECHAPPEMENT 25, FUJI AUTOTECH 25, GFD 25, GOODYEAR, SFG 80, INSTITUT ROUSSY 94, ISOVER 71, LATECOERE 32, LINPAC (13), MANITOU 44, MEUNIER 29, MICHELIN 71, MOBALPA 74, MOLEX VILLEMUR 81, OMNIUM FINANCE 31, PAPETERIES DE LA SEINE 92, PAPETERIES MALAUCENE 84, PSA SOCHAUX 25, RENAULT CHOISY 94, RENAULT SANDOUVILLE 76, RENAULT TRUCK 01, RFI 75, SACRED 28, SAGEM COMMUNICATIONS 78, SCHNEIDER ELECTRIC 95, SEVA 71, SGCC 92, SIECMI 29, SODEMECA MICHELIN 59, STP CANNES 06, THALES 31, THYSSEN 57, VALEO TELMA 95, VEOLIA 94


Des travailleurs de la fonction publique et des comités départementaux ou locaux pour la marche unie ont apporté leur soutien.

Une large discussion a commencé et se poursuit.
Depuis que l’appel des 10 a été lancé la situation s’est encore dégradée et les menaces sont très claires pour la rentrée. Pour le seul mois d’avril, 22 600 licenciements et 90 000 inscriptions au Pôle emploi. En septembre 600.000 jeunes supplémentaires seront à la recherche d’un emploi. Ces trois derniers mois 35 grandes entreprises ont annoncé un plan de licenciements sans compter les petites et moyennes. Nous observons que dans la fonction publique – dans les hôpitaux, la Sécurité sociale, etc…- la situation est la même, des milliers de licenciements ont lieu ou sont programmés. Des centaines de milliards d’euros, de crédits aux banques ont été décidés par le gouvernement qui aujourd’hui, face à l’endettement, exige la suppression en 2009 de 32.000 postes dans la fonction publique après les 28.000 de 2008.
Simultanément, ils osent proposer le report de 63 ans ½, à 67 ans du départ en retraite, alors que les licenciements se multiplient et que des milliers d’intérimaire sont à la porte.
Partout les travailleurs et leurs organisations se battent et cherchent les moyens les plus efficaces. La volonté de se battre, de riposter n’est pas en cause, mais tous, nous sommes confrontés à un problème. Comme le disent les 10 de Caterpillar : «  Serions-nous condamnés à nous battre chacun dans son entreprise pour la meilleure prime de départ ?  »

Pour nous c’est une certitude si les partis, PC, PS, NPA, LO, PG décidaient d’appeler à une marche unie pour l’interdiction des licenciements s’appuyant sur les centaines de comités pour l’unité qui se sont constitués en ce sens et des dizaines et dizaines de prises de position des militants de ces partis, des centaines de milliers de salariés du privé et du public y répondraient. La tenue et l’écho de notre réunion de ce jour, préparée en peu de temps, le démontrent.
Nous sommes tous obligés de constater, alors que parmi les travailleurs cette proposition de marche unie pour l’interdiction des licenciements fait son chemin, les partis PC, PS, NPA, PG, LO, n’ont toujours pas décidé de répondre positivement à notre appel et de réaliser réellement, dans l’unité, la marche unie pour l’interdiction des licenciements. Nous le disons de la manière la plus fraternelle aux camarades de ces partis, ces questions politiques sont légitimes :
Le PC qui avait indiqué à la délégation de la conférence de Puteaux être d’accord pour convoquer ensemble avec le POI une réunion avec tous les partis n’a pas donné suite. Mais conformément à ce qu’ils avaient décidés, les députés PC ont déposé un projet de loi d’interdiction des licenciements boursiers mais sans appel à une marche unie pour l’interdiction des licenciements. Le député PCF J.C. Sandier, n’indique t-il pas le fond du problème en déclarant aux députés UMP : « vous ne prenez pourtant aucun risque, vous êtes majoritaires (…)  » ? Le PS, par la voix de Martine Aubry, dénonçant un véritable scandale déclarait : «  A l’Etat de faire preuve de la plus grande vigilance dans l’application des mesures de reclassement annoncées »
Pour le NPA : «  Malgré des luttes dures, aucune boite ne se bat sur la perspective de l’interdiction des licenciements (…). Isolés, les salariés n’ont d’autre choix que de se battre pour des plans sociaux les moins mauvais possibles, des primes de départ conséquentes et un nombre de licenciements moindre par rapport à celui prévu par le patron  »
Quelles sont leurs propositions pour mettre un coup d’arrêt aux licenciements ? Quant à nous, nous estimons que leur devoir est d’être à nos côtés et donc d’appeler à la marche unie pour l’interdiction des licenciements.
Dans quelle situation sommes-nous : à ce jour les dirigeants des partis refusent le mot d’ordre d’interdiction des licenciements et la marche unie. Dans le même temps, les travailleurs sont convoqués à des journées d’action « saute mouton » à répétition.
Conséquences : cela n’a pas empêché le moindre licenciement. Ils pleuvent de plus en plus. La tendance n’a pas été inversée.
Nous avons discuté des propositions de « primes de départ » ; des « mesures d’accompagnement ». Personne ne songe même à s’opposer à ces primes de départ. Mais est-ce le seul choix ?
Nous estimons de notre devoir d’informer du témoignage que nous avons reçu d’un ancien délégué syndical CGT de Kuhn-Nodet, une usine de la métallurgie. Les salariés ont obtenu une prime de 40.000 euros. 142 salariés ont perdu leur emploi. Deux ans et demi après, l’immense majorité des salariés de Kuhn-Nodet vivent dans une situation totalement dégradée et instable. La préservation de son emploi est une question de survie pour tous. Nous jugeons utile aussi d’informer : Les ouvriers du groupe américain Timken se sont mis en grève contre les mesures de la direction qui leur proposait l’acceptation de leur licenciement contre une prime de 22.000 euros assortie d’une prime de 1.000 euros par année de d’ancienneté. A la grande majorité, les salariés ont voté contre.
Fort de ces constats indiscutables, nous posons à nouveau la question aux partis : «  vous ne pouvez contester ces faits. Alors jusqu’à quand tergiverserez-vous, hésiterez-vous, refuserez-vous ? Comme nous, vous constatez qu’imperturbables les patrons continuent. A ne pas dresser la force unie de tous les travailleurs, à continuer ainsi, le gouvernement et le patronat ne serait-il pas fondé à considérer qu’on leur laisse les mains libres ? Alors à nouveau nous vous le disons, la situation est dramatique, il est temps, plus que temps, organisons la marche unie pour l’interdiction des licenciements  ».
Voilà ce qui nous amène à réaffirmer avec force le jugement des 10 de Caterpillar « Si les dirigeants du PS, du PCF, du PG, du NPA, de LO, persistent, ne faudrait-il pas que nous organisions nous-mêmes une montée à Paris ? Cela constituerait un premier pas dans la préparation de la marche unie pour l’interdiction des licenciements qui doit être appelée dans l’unité des partis, et pour laquelle nous combattons plus que jamais ».

Voilà ce qui nous amène à proposer :
Le 3 octobre rassemblement à Paris, première étape dans le combat pour la marche unie pour l’interdiction des licenciements.
Le 5 septembre, pour en discuter les modalités, nouvelle rencontre nationale des délégués

Nous nous adressons à tous les jeunes, les travailleurs frappés par le gouvernement et le patronat :

Faites connaître l’appel des 10 de Caterpillar, constituez vos comités pour l’unité pour la marche unie pour l’interdiction des licenciements dans toutes les localités, sans attendre.
Mandatez vos délégués à la prochaine réunion nationale le 5 septembre à Paris.

C’est pourquoi, nous nous adressons à tous les signataires, à tous les comités pour l’unité pour la marche unie pour l’interdiction des licenciements :

A tous les niveaux, retournez voir les dirigeants du PC, du PS, du NPA, de LO, du PG pour leur dire :
"n’hésitez plus, ne tergiversez plus, ne refusez plus Organisons ensemble la marche unie. Venez à la réunion du 5 septembre. Venez à cette première étape du 3 octobre.
"

Nous demandons à la "2ème conférence pour l’unité pour l’interdiction des licenciements" réunie les 15 et 16 mai 2009 à Puteaux de faire connaitre cet appel.
Par hans - Publié dans : Lutte des classes - Communauté : les anti-capitalistes
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Mercredi 24 juin 2009
Et pendant ce temps la, la casse de l'ecole continue avec cette annonce :


Ce ne sont pas moins de 16 000 postes de fonctionnaire qui devraient être supprimés dans l'Éducation nationale en 2010. Essentiellement grâce aux postes de fonctionnaires stagiaires, non renouvelés par la réforme de la formation des enseignants. L'effort est conséquent, après 13 500 suppressions en 2009 et 11 200 en 2008. Le ministre sortant de l'Éducation, Xavier Darcos, indique ce matin dans La Tribune avoir «proposé de ne pas renouveler 16 000 emplois en 2010, conformément à la règle de non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite». Il s'agit de 600 postes d'agents administratifs et de 14 000 postes d'enseignants stagiaires affectés en institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) et de leur équivalent pour l'enseignement privé (1 400 postes). Au total, 34 000 postes de fonctionnaires seront supprimés dans le budget 2010, avait déjà annoncé auparavant le ministre du Budget, Éric Woerth. Sachant que le ministère de l'Éducation compte en son sein la moitié des fonctionnaires, on pouvait s'attendre à un maximum de 17 000 suppressions de postes. La réforme de la formation des enseignants prévoit de mettre directement ces derniers devant les élèves, en diminuant la part des stages. Ce qui permet de supprimer de nombreux postes de fonctionnaires stagiaires.

via le figaro

Par hans - Publié dans : education - Communauté : les anti-capitalistes
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Samedi 13 juin 2009
Par hans - Publié dans : médias - Communauté : Libre expression
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Samedi 13 juin 2009
Voici, l'editorial d'Informations Ouvrières de la semaine.
Petite précision pour ce qui est des élections ; en tenant compte de l'abstention, l'UMP n'a que 11% des inscrits !!!



Il y a l’avalanche de commentaires sur «  le succès de l’UMP », la « percée des Verts », ou encore l’influence déloyale d’un certain film… Et puis, il y a la réalité. La réalité sociale que concentrent quelques chiffres. Record d’abstention dans toute l’Europe (57 %) et en France (près de 62 % en comptant les blancs et nuls). On passe à 70 % en Seine-Saint-Denis. Dans ce département sinistré, on atteint 75 % à Bobigny et 80 % à Stains. Dans cette dernière ville, les bureaux de vote 11 et 13, correspondant à la cité du Clos Saint-Lazare, affichent des taux de 86,7 et 87,2 %.


Oser annoncer un « succès » du parti au pouvoir quand, dans les quartiers populaires, près de 9 électeurs inscrits sur 10 refusent d’aller voter, cela relève de la supercherie la plus absolue ! Supercherie dont la fonction est évidente : à peine tournée la page électorale, le gouvernement annonce l’avalanche des mesures anti-ouvrières, tenues secrètes jusque-là (lire page 6). Les chiffres du chômage confirment la marche au million de chômeurs supplémentaires d’ici la fin 2009. Coïncidence de calendrier ? Le 8 juin, le FMI publie son rapport sur la France, dans lequel il recommande « d’intensifier les réformes structurelles  », et en particulier de faire en sorte « que les mesures prises pour réduire le temps de travail ou améliorer les prestations sociales (…) comprennent une clause de réversibilité automatique ». Faire passer ces brutales mesures de destruction, alors que l’abstention a révélé la profondeur du rejet : n’est-ce pas dans ce but que, dès le soir de l’élection, Fillon en a appelé à l’« unité nationale » ? N’est-ce pas dans le même but que le président de la République a invité le 8 juin les représentants syndicaux à préparer avec lui un « sommet mondial pour l’emploi » et un «  pacte mondial du même nom » ?

Pacte mondial dont le contenu est donné par l’accord passé aux Etats-Unis entre les patrons de l’automobile et le syndicat UAW : ce dernier a en effet accepté de livrer les fonds des régimes de retraite — propriété des travailleurs — pour renflouer l’entreprise, qui, dans le même temps, licenciera 21 000 travailleurs  !

Finalement, n’est-ce pas cette politique d’accompagnement des licenciements et des plans de destruction anti-ouvriers qui a été rejetée massivement ce 7 juin ?

Ce 7 juin a montré la profondeur de la crise de la démocratie politique. La marche à la dislocation des partis — dont l’existence est partie prenante de la démocratie politique, au même titre que les syndicats ouvriers — ne saurait constituer un signe positif.

La reconquête de la démocratie est à l’ordre du jour. Elle ne peut être que l’oeuvre de la mobilisation unie de l’immense majorité du peuple travailleur traduisant dans l’action ce qu’il a exprimé « en creux » dans l’abstention électorale. S’ils ne veulent pas poursuivre leur descente aux enfers, les partis qui se réclament de la classe ouvrière et de la démocratie n’ont pas d’autre choix : il leur faut rompre avec toute subordination à l’Union européenne. Et pour commencer, tourner le dos à l’accompagnement des suppressions d’emplois.

A ceux qui ont cru bon de vanter l’accord signé à Continental auprès des salariés de Goodyear, voici ce qu’a répondu un délégué syndical de cette entreprise menacée de perdre 1 400 emplois  : «  La seule victoire, c’est de conserver son emploi. Car à 40 ans, toucher 50 000 euros, c’est se retrouver quelques années après à la rue » (Le Courrier picard, 6 juin).
Cette « seule victoire », n’est-ce pas l’objectif sur lequel, de toute urgence et à tous les niveaux, l’unité de la classe ouvrière et des partis qui s’en réclament peut et doit se réaliser ?

DANIEL GLUCKSTEIN
Par hans - Publié dans : Lutte des classes - Communauté : les anti-capitalistes
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Samedi 13 juin 2009



Par hans - Publié dans : Images du net - Communauté : Libre expression
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Lundi 8 juin 2009

Communiqué du Parti Ouvrier Independant au lendemain des elections européennes.


7 juin 2009 : Un séisme politique…


Au soir du 7 juin, aucun responsable politique, aucun commentateur n’a réussi à masquer la signification du scrutin : un véritable séisme qui frappe toutes les institutions politiques, et toutes les représentations politiques. Ce 7 juin 2009, par l’abstention massive, les peuples d’Europe ont signifié leur rejet des institutions et de la politique de l’Union européenne. Ce 7 juin 2009 étend à toute l’Europe le NON opposé à la Constitution européenne par les peuples français et néerlandais en mai 2005.


C’est un désaveu de tous les gouvernements et partis institutionnels qui se sont soumis servilement, contre la volonté de leurs peuples, aux exigences de démolition de l’industrie, de l’agriculture, des services publics, exigences dictées par l’Union européenne au service des banquiers et des spéculateurs. D’Est en Ouest et du Nord au Sud, c’est le même rejet : celui des ouvriers de Gdansk qui combattent contre la fermeture de leurs chantiers, celui des travailleurs d’Opel en Allemagne et de Caterpillar en France se dressant contre les plans de licenciements, celui des paysans bulgares et français… Le rejet des « plans de relance » coordonnés dans le cadre de l’Union européenne, qui offrent des milliers de milliards d’euros pour renflouer les spéculateurs financiers faillis. Le rejet des directives qui privatisent les services publics et interdisent toute intervention d’État pour sauver les emplois menacés… Le rejet de l’intégration des syndicats aux plans de l’Union européenne, intégration que les autorités de Bruxelles (appuyées par la CES) veulent imposer aux organisations syndicales pour qu’elles accompagnent les plans de licenciements.


Un rejet… mais tout le monde comprend que c’est déjà plus qu’un rejet. Ce 7 juin, les peuples d’Europe ont exprimé leur volonté de se libérer de la dictature du « libre marché » capitaliste, incarnée par la Banque centrale européenne (BCE), la Commission européenne, avec leur instrument : le « prétendu » Parlement européen.


Oui, une volonté s’est mise en marche : la volonté d’opposer, à l’anarchie d’une « construction européenne » soumise aux appétits insatiables des capitalistes et des financiers par ses traités fondateurs (Maastricht et Amsterdam), une union libre des peuples et des nations libres d’Europe ; la volonté des peuples d’Europe de ressaisir leur souveraineté pour imposer l’interdiction des licenciements dans chaque pays, ouvrir la voie à la nationalisation des grands groupes industriels, et à toutes les mesures de salut public qu’appelle la gravité de la crise.


Une volonté qui traduit une exigence : la rupture avec les institutions faillies de l’Union européenne et de ses traités, et le refus des politiques de « rafistolage » de ces institutions préconisées par différentes formations de la « gauche européenne ».


Dans notre pays, en ce soir du 7 juin, tous les responsables et commentateurs politiques mesurent la signification de cette abstention massive. Le peuple travailleur n’a pas suivi ceux qui voulaient lui faire croire que cette élection pouvait constituer (combinée avec les journées d’action « saute-mouton ») une étape dans le combat qu’il aspire à mener en se rassemblant dans l’unité avec les organisations ouvrières contre le gouvernement.


Dès l’annonce des résultats, le Premier ministre Fillon s’est empressé d’en appeler à la réalisation de « l’unité nationale » face à la crise. L’unité nationale à laquelle appelle le gouvernement Sarkozy-Fillon a pour but de faire passer une avalanche de mesures anti-ouvrières déjà planifiées pour les prochaines semaines.


Les plans de licenciements, dont beaucoup ont été différés pour n’être annoncés qu’au lendemain du 7 juin. La procédure d’urgence parlementaire pour faire entériner la loi Bachelot dans les prochaines semaines. C’est toute l’existence de la santé, du système public de santé, de la Sécurité sociale qui est en jeu. L’annonce par Sarkozy, le 4 juin, que les mutuelles pourraient prendre en charge directement les affections de longue durée couvertes à 100 % par la Sécurité sociale. C’est, en fait, la privatisation de l’Assurance-maladie. Le 5 juin, il a été annoncé que la loi sur la privatisation de la Poste sera soumise au parlement en novembre. La réforme territoriale, préconisée par la commission Balladur, projet de loi d’application prévue à l’automne. Le travail du dimanche, qui ferait l’objet d’une proposition de loi examinée début juillet. Le prêt de main-d’œuvre, avec l’adoption en première lecture à l’Assemblée nationale prévue le 9 juin. Le chômage : l’ancien directeur général de l’Unedic prévoit 900 000 chômeurs de plus dans l’année. Dans la fonction publique, une loi sur la mobilité devrait être adoptée avant la fin du mois de juin afin de permettre d’introduire la notion de licenciement des fonctionnaires. En application de la procédure pour déficit excessif mise en place par la Commission européenne contre la France, des coupes claires dans les budgets publics. La suppression de 35 000 postes de fonctionnaires en 2009. 32 000 personnels précaires de l’Education nationale (AVS/EVS CDD) devraient être licenciés d’ici à la fin juin 2009. Le gouvernement veut imposer en force la masterisation rejetée par les étudiants et par l’ensemble des enseignants dans les prochaines semaines.


Mais Le POI, qui se prononce pour une rupture complète avec les institutions européennes, n’a pas présenté de liste à ces élections. Le POI a concentré toutes ses forces pour aider à réaliser l’unité de tous les partis se réclamant du mouvement ouvrier pour organiser une marche unie de centaines, de milliers de travailleurs pour l’interdiction des licenciements.

Au soir du 7 juin, le POI constate que le rejet massif exprimé par l’abstention traduit l’aspiration des travailleurs et des jeunes à se rassembler, dans l’unité, avec les organisations, pour combattre et bloquer la politique anti-ouvrière du gouvernement et de l’Union européenne.


Le POI rappelle l’invitation lancée à l’ensemble des partis se réclamant de la classe ouvrière et de la démocratie (PS, PCF, PG, NPA, LO) à se réunir dès le 10 juin pour décider, enfin, ensemble, d’organiser la marche unie à Paris pour l’interdiction des licenciements.


Rien n’est plus urgent, rien n’est plus vital que de forger, à tous les niveaux, l’unité pour l’interdiction des licenciements. Dans ce combat, le POI poursuit l’objectif qu’il s’est fixé lors de son congrès de fondation, il y a un an : construire une authentique représentation indépendante de la classe ouvrière.


Rejoignez le POI.


Paris, le 7 juin 2009 – 22 H 30

Les secrétaires nationaux : Claude Jenet, Gérard Schivardi, Jean Markun, Daniel Gluckstein


Par hans - Publié dans : Union Européenne - Communauté : les anti-capitalistes
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Dimanche 7 juin 2009



Par hans - Publié dans : Images du net
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Dimanche 7 juin 2009

Ce jour, le 4 juin 2009, à Paris, le commissaire du gouvernement a appelé le Conseil d’Etat à rejeter ma requête tendant à lever l’inéligibilité prononcée par le tribunal administratif de Montpellier au motif que j’ai payé directement, de ma poche, une facture de 224,35 € au lieu d’avoir ouvert un compte bancaire de Campagne.

Personne ne peut admettre qu’un tel prétexte soit invoqué pour démettre un élu de la nation.

C’est ce qu’ont signifié des responsables et des élus politiques de toutes sensibilités et au plus haut niveau (*) attachés à la démocratie républicaine de ce pays en signant l’appel pour la levée de l’inéligibilité qui me frappe.

C’est ce qu’ont signifié 325 collègues élus de toutes sensibilités dans le département de l’Aude, ainsi que les milliers d’élus, de citoyens et de personnalités nationales qui ont demandé audience au Garde des Sceaux.

Qui peut croire que l’erreur qui m’est reprochée, avoir payé une facture de 224,35 € de ma poche, est le véritable motif de la remise en cause du vote de 4 777 électeurs du canton (62,91 %), le 16 mars 2008 ?

Le commissaire du gouvernement lui-même avait déclaré, le 16 décembre dernier, au tribunal administratif de Montpellier : «  Concernant la délicate question de la modicité des frais de campagne de 224,35 € incriminés, j’invite le tribunal administratif pour ce motif à ne pas prononcer l’inéligibilité de Monsieur Schivardi ni la démission d’office qui en découlerait. »

Chacun peut légitimement s’interroger sur les véritables raisons qui amènent le commissaire du gouvernement à demander au Conseil d’Etat, ce 4 juin, «  nous demandons au tribunal qu’il prononce l’inéligibilité de Monsieur Schivardi et la démission d’office qui en découle dès votre décision prise  ».

Dès lors, je m’interroge : est-ce en raison des mes positions politiques que le commissaire du gouvernement veut me déclarer inéligible ? Est-ce pour mes positions en faveur de la défense des communes, des cantons et des services publics ?

Si l’avis du commissaire du gouvernement émis ce 4 juin était suivi par le Conseil d’Etat, qui doit statuer dans les prochains jours, ce serait un précédent extrêmement grave car tout élu pourrait être déclaré « démis d’office » pour avoir défendu le mandat qu’il a reçu de la population.

Quel élu, quel citoyen pourrait accepter cela ?


Mailhac, le 4 juin 2009
Gérard Schivardi


(*) Parmi eux : Marcel Rainaud, Manuel Valls, Dominique Voynet, François Bayrou, Marc Dolez, Nathalie Arthaud, Marie-George Buffet, Daniel Gluckstein, Nicole Borvo, Jacques Bascou, Jean-Jacques Karman, Jean-Luc Mélenchon, Robert Tropéano, Christian Favier, Jean-Jacques Candelier, Kleber Mesquida, Francis Parny…

Cet article a été publié le 4 juin 2009
Par hans - Publié dans : justice - Communauté : Libre expression
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Lundi 1 juin 2009
Voilà où mène l'obscurantisme religieux !

Le Dr George Tiller est le quatrième médecin et la septième personne tuée aux Etats-Unis depuis 1993 dans des violences commises par des opposants à l'avortement.

- 31 mai 2009: éminent défenseur de l'avortement tardif, George Tiller est tué par balle dans une église de Wichita (Kansas), où il servait lors d'un office religieux. Un suspect âgé de 51 ans est arrêté et accusé d'assassinat.


- 25 avril 2007: Paul Ross Evans est accusé d'avoir placé une bombe artisanale à Austin, Texas, dans le parking du Women's Health Center (Centre de santé pour les femmes). Des artificiers désamorcent l'engin qui contenait environ un kilogramme de clous. Il n'y a pas de blessé.


- 23 octobre 1998: le Dr Barnett Slepian est tué par balle à son domicile dans la banlieue de Buffalo, New York. Le militant anti-avortement James Kopp est reconnu coupable du crime en 2003 et condamné à une peine de prison comprise entre 25 ans et la perpétuité.


- 29 janvier 1998: une bombe explose devant une clinique pratiquant l'avortement à Birmingham, Alabama, tuant un policier et blessant plusieurs autres personnes. Eric Rudolph plaide coupable pour cet attentat ainsi que pour la bombe mortelle placée lors des Jeux olympiques d'Atlanta en 1996. Il justifie son geste en Alabama dans un essai écrit en prison, écrivant que Jesus excuserait "une action militante pour défendre un innocent".


- 16 janvier 1997: deux bombes explosent à une heure d'intervalle, ébranlant un immeuble d'Atlanta abritant une clinique qui pratique l'avortement. Sept personnes sont blessées. Eric Rudoph est inculpé par les autorités fédérales en octobre 1998.


- 30 décembre 1994: John Salvi ouvre le feu avec une carabine à l'intérieur de deux cliniques de la région de Boston qui pratiquent l'avortement, tuant deux réceptionnistes et blessant cinq autres personnes. Condamné à vie sans possibilité de libération anticipée, il se donne la mort en prison en 1996.


- 8 novembre 1994: le Dr Garson Romalis, qui réalise des avortements à Vancouver, Canada, reçoit une balle dans la jambe alors qu'il prend son petit déjeuner chez lui.


- 29 juillet 1994: le Dr John Bayard Britton et son garde du corps bénévole, James Barrett, sont tués devant une clinique de Pensacola, Floride. La femme du Dr Barrett, June, est blessée au cours de l'attaque. Paul Hill, ancien pasteur et militant anti-avortement, est condamné à mort pour ce crime.


- 19 août 1993: le Dr George Tiller est touché par balles aux bras alors qu'il sort du parking de sa clinique de Wichita, Kansas. Rachelle ("Shelley") Shannon est condamnée à 11 ans de réclusion.


- 10 mars 1993: le Dr David Gunn est tué par balle devant la clinique de Pensacola, Floride. Il est le premier médecin américain tué pendant une manifestation contre l'avortement. Michael Griffin est condamné à la prison à vie.


AP extrait du nouvel obs.com

 


Par hans - Publié dans : libertés individuelles, sexualité - Communauté : Libre expression
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