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l'existence determine la conscience

Apres la journée du 20 mars conre la guerre et l'exploitation...

28 Mars 2010 , Rédigé par hans Publié dans #antimilitarisme

Extrait d’Informations Ouvrières n°90

 

 

Après les manifestations du 20mars aux Etats-Unis, nous avons rencontré un militant ouvrier américain. Comment poursuivre le combat contre la guerre ?

 

Samedi 20 mars, dans de très nombreuses villes des Etats-Unis, des dizaines de milliers de jeunes, de travailleurs, de militants syndicaux ont manifesté contre la  guerre à l’occasion du septième anniversaire de l’invasion de l’Irak, le 20mars 2009. Des manifestations importantes. Mais ce n’est pas un déferlement, comparé, par exemple, aux centaines de milliers de manifestants (étudiants, syndicalistes) qui sont descendus dans la rue le 4 mars dernier, en Californie et au-delà, contre les coupes budgétaires dans l’enseignement.

Manifestations du 4 mars qui reprenaient de toute part les mots d’ordre anti guerre, exigeant « l’argent pour les écoles, pas pour la guerre », et « le retrait des troupes d’Irak et d’Afghanistan ». Ce n’est donc pas le rejet de la guerre menée en  son nom par le peuple américain qui fait défaut. Au contraire, le rejet de la guerre généralisée menée par Bush avait occupé un rôle majeur dans l’élection d’Obama le 4 novembre 2008, et ce sentiment n’a cessé de grandir.

La raison du caractère limité des manifestations du 20 mars est donc à rechercher du côté de certains de leurs organisateurs. D’une part, les responsables de la coalition ANSWER ont cherché à convoquer ces manifestations sur un nombre considérable de questions (Haïti, Moyen-Orient, lois sécuritaires) au lieu de les centrer sur l’exigence largement majoritaire du peuple américain, qui se concentre dans le mot  d’ordre « Out now! » (« Retrait des troupes maintenant ! »).

De l’autre, les responsables de la coalition United for Peace and Justice, qui  avait été constituée par des secteurs liés au PC des Etats-Unis et des « libéraux » (liés au Parti démocrate), se sont littéralement effacés des mobilisations. La guerre et l’occupation atroces menées par le gouvernement américain en Irak et en  Afghanistan, la dilapidation de milliards de dollars dans le budget de la guerre, le retour chaque mois de dizaines de cercueils de « boys » tués au combat… tout cela serait-il plus « acceptable » parce que le locataire de la Maison-Blanche n’est plus  Bush, mais Obama ?

Cette pression pèse en particulier dans les sommets du mouvement ouvrier. Il faut signaler cependant qu’US Labor Against the War (« Le Mouvement ouvrier américain contre la guerre », qui rassemble de très nombreuses organisations syndicales des Etats-Unis) a participé aux manifestations, dans lesquelles il a animé des cortèges syndicaux mettant en liaison l’exigence de retrait des troupes et les  revendications ouvrières.

 manif 20 mars 2010 a san francisco

 

 


En Algérie et dans les autres pays

En Algérie, au Brésil, en Espagne, en France, au Mexique, au Pérou, au Portugal, des rassemblements ont répondu à l’appel des militants américains contre la guerre. Quatre meetings régionaux contre la guerre se sont tenus en Algérie le 20mars : à Alger  et Oran à l’ouest, à Tebessa à l’est et à Djelfa au sud, qui ont rassemblé plusieurs milliers de participants, dont une masse de jeunes. A Alger, la salle de 1500 places n’a pu accueillir tous les participants.

           meeting-alger-20-mars-2010-contre-guerre.jpg A l’initiative de l’AJR, dans de nombreuses villes de France (Lyon, Brest, Rennes, Tours, etc.), ont eu lieu des rassemblements, des diffusions pour le retrait des troupes françaises d’Afghanistan. A Paris, une délégation s’est rendue à l’Assemblée nationale. Au Mans, est sorti un appel commun JC-AJR, à Amiens, AJR-SUD étudiants-FSE.

 

 

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