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l'existence determine la conscience

« En finir avec les diktats du FMI et de l’Union européenne »

9 Mai 2010 , Rédigé par hans Publié dans #Lutte des classes

 « En finir avec les diktats du FMI et de l’Union européenne »

 

 

4int.gifQuelques jours auront suffi pour que la situation apparaisse en toute clarté : dans les évènements en cours, ce n’est pas seulement de la Grèce qu’il s’agit, c’est le sort de tous les peuples d’Europe qui se joue.

 

En se dressant légitimement contre un plan meurtrier qui les menace dans leur existence physique, la classe ouvrière, la jeunesse et toute la nation grecques se heurtent à une sainte alliance contre-révolutionnaire dans laquelle, aux côtés du FMI présidé par le « socialiste » Strauss-Kahn, prennent place Obama, l’Union européenne, Merkel, Sarkozy, Papandréou, les dirigeants de l’Internationale socialiste et tant d’autres...

 

 

Au plan international comme dans chaque pays retentissent les mêmes appels au consensus et à l’union sacrée pour tenter d’intégrer les organisations ouvrières aux plans meurtriers qui visent les retraites, les emplois, les salaires, les services publics et les libertés politiques et syndicales.

 

Ce n’est pas de la Grèce qu’il s’agit, c’est de toute l’Europe. A peine Papandréou avait-il fait connaître son plan, qu’en France, le premier ministre Fillon annonçait un plan de rigueur sans précédent se combinant à l’offensive pour la liquidation des retraites. Tandis qu’en Espagne Zapatero en appelle à l’union sacrée pour faire passer les plans contre la classe ouvrière. Tandis qu’en Grande Bretagne le résultat des élections est saisi pour annoncer de nouveaux coups contre la classe ouvrière.

 

Quelques jours auront suffi pour que la situation qui se développe en Grèce torde définitivement le cou aux discours sur les prétendues « réforme », « réglementation » ou « limitation » qui pourraient être apportées au déchainement destructeur des spéculateurs, des banquiers, des capitalistes. Quand Papandréou parle de « sauver l’intérêt national », c’est en réalité le système pourri et condamné de la propriété privée des moyens de production qu’il défend.

 

Si le message a été délivré par les « agences de notation », les décisions, elles, ont été prises aux sièges du FMI à Washington et de l’Union européenne à Bruxelles. Ce message, c’est celui du déclenchement d’une guerre contre les travailleurs et le peuple grecs, une guerre contre les travailleurs et les peuples de toute l’Europe. Une guerre sociale dont les instigateurs sont ceux-là mêmes qui, sous d’autres formes, ont déclenché les guerres militaires menées naguère pour disloquer les Balkans et celles qui le sont aujourd’hui contre les peuples afghan, irakien ou pakistanais.

 

Une guerre dans laquelle l’impérialisme américain cherche par tous les moyens à accroître sa domination et sa pénétration dans le monde entier (par le pillage, l’extension des bases militaires, le démembrement des nations). Une guerre qui vise au premier chef les travailleurs des États-Unis eux-mêmes qui subissent dans tous les domaines les mêmes coups meurtriers que leurs camarades d’Europe et du monde entier. Une guerre qui exprime l’impasse d’un système capitaliste à l’agonie qui n’est à même de développer que les forces destructrices contre les travailleurs, leurs droits, un système qui mène la guerre à tous les peuples, toutes les classes ouvrières et menace l’existence de toutes les nations sur tous les continents.

 

Il est un fait dont on ne peut que s’étonner : de toutes les voix qui s’élèvent pour protester contre l’injustice faite au peuple grec, aucune n’exige la rupture avec l’Union européenne. Et pourtant, le soulèvement du peuple grec pose des questions simples qui sont à l’ordre du jour pour tous les peuples. En particulier : l’exigence de l’annulation du plan dicté par le FMI et l’Union européenne et le rejet de tous les diktats énoncés au nom de la « dette ». Le IVe Internationale pose la question : existe-t-il une autre issue en Grèce que la nationalisation des banques et des secteurs clés de l’économie, laquelle pose aussi la question de la nationalisation des banques « prêteuses » de France, d’Allemagne, Grande-Bretagne, etc.

 

Le mouvement de résistance du peuple grec met aussi à l’ordre du jour, et à l’échelle internationale, l’exigence de la liquidation des institutions anti-démocratiques et supranationales du Fonds monétaire international, de l’Union européenne mais aussi de l’OMC et de la Banque mondiale qui après avoir ruiné la quasi-totalité des pays d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine par la dette et les plans d’ajustement structurel, s’attaquent brutalement aux travailleurs et aux peuples d’Europe et des États-Unis.

 

Dans toute l’Europe (comme dans le monde entier), sous des formes diverses et malgré les obstacles auxquels ils sont confrontés, grandissent des mouvements de résistance contre l’offensive destructrice déchaînée par l’impérialisme. C’est un combat pour le respect de la souveraineté des nations indissociable de l’action commune pour établir les États-Unis socialistes d’Europe unissant travailleurs et peuples des nations libres de tout le continent.

 

 

La IVe Internationale a été fondée sur un programme qui stipule que la civilisation et l’humanité ne peuvent être sauvées que par l’action de la classe ouvrière mettant fin au système d’exploitation capitaliste. Elle considère aujourd’hui, que la tâche première qui découle de ce programme consiste à œuvrer au rassemblement de toutes les forces qui dans le mouvement ouvrier, et quelles que soient leurs origines cherchent à préserver l’indépendance des organisations. Tel est le sens du soutien qu’elle apporte à la conférence ouvrière européenne d’urgence de Berlin (19 et 20 juin 2010) et à la conférence mondiale ouverte d’Alger (19, 20 et 21 novembre 2010).

 

 

 

Le secrétariat international

de la IVe Internationale

Le 7 mai 2010

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