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l'existence determine la conscience

Non aux réquisitions - défense du droit de grève Halte à la répression contre la jeunesse

23 Octobre 2010 , Rédigé par hans Publié dans #Lutte des classes

En quelques jours, prenant prétexte de l'irruption de « casseurs », la police a matraqué les cortèges, tiré au Flash-Ball, interpellé 1 900 jeunes. Des dizaines d’entre eux ont été présentés à la justice avec des condamnations à des peines de sursis ou de prison ferme. Une lycéenne sans antécédents judiciaires a été condamnée à six mois de prison ferme pour avoir, selon les policiers, « mis le feu à une poubelle pour faire barrage devant son lycée ».

 

Logo-POI.jpgSur ordre du représentant du gouvernement, les forces de l’ordre ont brutalement chassé ce vendredi 22 octobre, vers 9 heures, le piquet de grève d’une cinquantaine de salariés qui bloquait l’entrée de la raffinerie Total de Grandpuits, en région parisienne. Vers 8 h 30, le préfet était venu lui-même, à la tête d’un escadron de gendarmes mobiles, remettre à 150 salariés de la raffinerie l’ordre de réquisition « au nom de l’intérêt de la défense nationale ». Piétinés au cours de l’opération policière, trois ouvriers sont blessés dont un gravement. Après en avoir chassé les travailleurs et les militants, les forces de l’ordre se sont postées à tous les accès de la raffinerie, qui se trouve ainsi placée sous contrôle militaro-policier.

 

Le coordinateur CGT du groupe Total, Charles Foulard, a aussitôt dénoncé cette « inqualifiable

entrave au droit de grève ». Franck Manchon, le délégué syndical CGT de la raffinerie, a dénoncé lui aussi « cet ordre de réquisition [qui] n’a aucune légitimité. Nous ne sommes pas en guerre, nous ne sommes pas en état de siège, le code de défense ne s’applique pas ». Alertés, des militants ouvriers, syndicalistes venus de tout le département se sont rassemblés aux abords de la raffinerie où le coordinateur CGT de Total a pris la parole pour déclarer : « Depuis soixante-douze heures, le pouvoir politique focalise sur la raffinerie de Grandpuits pour tenter de camoufler un mouvement profond et puissant de millions et millions de salariés dans toute la France. Ce qui se pose maintenant, c’est d’élargir la grève, de poursuivre le mouvement jusqu’au retrait. »

 

Ainsi, au moment où le Sénat, après avoir décidé de repousser l’âge de la retraite à 62 ans, adopte un amendement ouvrant la possibilité d’une retraite individualisée à points brisant le système par répartition, le gouvernement réquisitionne les ouvriers des raffineries et réprime les lycéens afin de les terroriser pour les empêcher de manifester avec la classe ouvrière pour le retrait du plan gouvernemental.

 

Pour le POI, il est clair que, dans cette situation, l’exigence qui n’a cessé de monter d’en bas depuis des semaines doit être entendue sans délai : retrait sans condition du plan du gouvernement, grève unie pour imposer ce retrait.

 

Avec les travailleurs et les jeunes, le POI exige :

– la levée de la réquisition des travailleurs des raffineries

– le respect du droit de grève

– l’ arrêt de la répression contre les lycéens

– le retrait du plan du gouvernement contre les retraites.

 

Paris, le 22 octobre 2010

 

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