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l'existence determine la conscience

on peut et on doit « éviter », de quelque manière que ce soit, de s’en prendre aux retraites.

16 Avril 2010 , Rédigé par hans Publié dans #Retraites

Pourra-t-on éviter ? Oui ! (édito Informations Ouvrières n°93)

 

L’ordre des jésuites est réputé savoir défendre une thèse et son contraire. Au fil du temps, jésuitisme est devenu synonyme d’hypocrisie. Modèle de jésuitisme contemporain, cette question formulée avec gravité (1) : « Pourra-t-on éviter de demander des efforts aux salariés, tant en termes de durée de travail que de niveau de cotisation ? » Ainsi formulée, une telle question appellera une réponse du type : «  Hélas ! on ne peut éviter, etc. »

Les travailleurs, eux, répondront sans détour : on peut et on doit « éviter », de quelque manière que ce soit, de s’en prendre aux retraites.

Présentés comme « incontournables  », les prétendus arguments — la démographie, le vieillissement de la population, le déficit des retraites — apparaissent pour purs prétextes. Un exemple : selon la presse, le gouvernement a dans le collimateur le Code des pensions civiles et militaires, qui garantit aux fonctionnaires une pension inscrite dans le Grand Livre de la dette de l’Etat. Par définition, il ne peut donc y avoir de déficit. Mais il y a des choix politiques. Les Echos l’avouent : « Le chef de l’Etat entend montrer à ses partenaires européens et aux marchés financiers qu’il s’attaque au problème de la dette. Tant pis si les retraites ne constituent qu’un aspect partiel du problème : il faut donner un si - gnal et surtout ne pas perdre la note AAA dont bénéficie encore la France sur les marchés  » (13 avril). C’est donc exclusivement une mesure de guerre au compte des capitalistes et des spéculateurs contre la classe ouvrière !

Pourtant, c’est un fait : ce gouvernement est rejeté par la population. Sa contreréforme des retraites, il ne peut donc l’imposer qu’à deux conditions : concertation et consensus.

La concertation : selon Les Echos, «  la concertation (…) avec les organisations syndicales » est nécessaire, « car si elle n’empêche pas les mouvements de rue, au moins permet-elle de les encadrer, voire de les arrêter  ». En outre, elle permet « la pédagogie de la réforme (…), tant auprès des syndicats que de l’opinion ».

Quant au consensus avec les partis politiques de « gauche »… L’auteur de la question «  Pourra-t-on éviter de demander des efforts aux salariés, tant en termes de durée de travail que de niveau de cotisation ? » s’appelle Marisol Touraine. Cette députée socialiste est chargée de préparer une note de synthèse sur les retraites soumise le 20 avril à un groupe de travail présidé par Martine Aubry pour définir les « propositions  » du PS sur ce sujet !

Cette tentative d’imposer un consensus avec Sarkozy et sa contre-réforme doit être brisée. Comme le dit le mandat que fait signer le Parti ouvrier indépendant : «  Rien ne doit être touché, ni les 60 ans, ni le niveau du taux de remplacement, ni la durée de cotisation, ni le régime général, ni les régimes particuliers, ni les régimes spéciaux, ni le Code des pensions civiles et militaires  : rien de tout cela n’est “négociable”. Quiconque dérogerait à ce mandat tournerait le dos à l’exigence commune de tous les travailleurs, tous secteurs professionnels confondus. »

Sur ce mandat, se constituent dans les entreprises, les quartiers, les écoles, des « comités pour l’unité » regroupant travailleurs et militants de toutes tendances, déterminés à faire prévaloir la cause de l’unité pour sauver les retraites ouvrières. Une première rencontre aura lieu le 24 avril à Paris. Il y a urgence. La bataille ne fait que commencer.


(1)Les Echos, 13 avril.

Daniel Gluckstein , Secrétaire national du POI

 

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isa 17/04/2010 22:06



Il y a effectivement urgence à défendre nos droits et acquis :)
Et nous les défendrons sans aucun doute, un par un et jour après jour jusqu'au dernier !
Merci pour le lien sur mon modeste blog humeur ;)
Fraternellement.
Isa