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l'existence determine la conscience

Retraites : position du POI au soir du 7 septembre.

7 Septembre 2010 , Rédigé par hans Publié dans #Secu - santé - retraites

Au moment où nous écrivons, ce 7 septembre (20 heures), des millions et des millions de travailleurs ont fait grève dans leurs entreprises du public et du privé, dans leurs administrations, leurs écoles, leurs hôpitaux, etc. Trois millions d’entre eux ont manifesté dans tout le pays à l’appel de leurs organisations syndicales, sous les banderoles des organisations, et souvent même sous les banderoles communes de leurs syndicats exigeant : « Retrait ».

Sur les banderoles, les autocollants et les pancartes et dans les mots d’ordre scandés, le mandat de l’immense majorité s’est clairement exprimé : « Ni amendable ni négociable, retrait, retrait du plan Sarkozy-Fillon-Woerth ! ».

Face à ce mouvement gigantesque, face à cette volonté mille fois, cent mille fois réaffirmée ce 7 septembre, Sarkozy choisit de jouer son va-tout. Il s’arc-boute bec et ongles à son projet de loi, pour la raison qu’il donne lui-même : la « réforme des retraites », c’est la clef de voûte de toutes les « réformes » qu’il s’est engagé à réaliser auprès de l’UE, du FMI et des marchés financiers. Et cela, avec le soutien du président de la Commission européenne, Barroso, qui s’est exprimé en ce sens ce même jour devant le Parlement européen à Strasbourg. Et cela, au moment où en Allemagne, en Espagne et dans toute l’Europe, les gouvernements de toute couleur politique prétendent imposer les mêmes contre-réformes contre les retraites.

Au moment même où se déroulait cette journée de mobilisation exceptionnelle, une dépêche informe que le groupe socialiste à l’Assemblée nationale entendait sur cette question des retraites « débattre projet contre projet » et ne pas se comporter en « opposition systématique ».

Pas d’opposition systématique ? Mais les millions de grévistes et manifestants, d’une seule voix, n’ont dit qu’une chose tout au long de cette journée du 7 septembre : « Systématiquement, nous nous opposons à cette infâme contre-réforme dont nous exigeons le retrait. »

Quant aux déclarations de Chérèque, laissant entrevoir que des amendements au projet pourraient ouvrir une issue… à condition de fermer les yeux sur le passage de 60 à 62 ans… Quel gréviste, quel manifestant s’est mobilisé aujourd’hui pour cela ?

Au soir de ce 7 septembre exceptionnel, pour l’immense majorité des manifestants, les choses sont claires : personne n'a reçu mandat pour entrer dans le jeu grossier de Sarkozy, personne n’a reçu le mandat de la masse qui s’est dressée aujourd’hui pour « négocier » des « aménagements » à cette contre-réforme.

A Marseille, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Rennes, Rouen, Paris… du privé, comme du public, dans les centaines d’assemblées générales qui se sont tenues, comme dans les cortèges, une même interrogation a jailli : « Le moment n’est-il pas venu de se dresser en un seul bloc, travailleurs et organisations unis, sur le seul mot d’ordre de : retrait immédiat du projet de loi ? Le moment n’est-il pas venu que les organisations, en toute clarté, décident la date et lancent l’appel à la grève pour le retrait ? »

Au soir de ce 7 septembre, qui oserait prétendre que ce n’est pas là la réponse conforme à la démocratie et au mandat des grévistes et manifestants ? Qui oserait prétendre que les travailleurs ne sont pas prêts ?

Les secrétaires nationaux du Parti ouvrier indépendant
Claude Jenet, Daniel Gluckstein, Gérard Schivardi, Jean Markun

7 septembre 2010, 20 heures

 

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