Quand la croix commet un article provocateur
La croix sur le net le 07/10/2007 20:23
A la lecture de cet article, je ne sais pas s'il faut rire ou avoir froid dans le dos !!! Une chose est sure, jouer les martyrs, se victimiser est décidemment un sport que les catholiques savent manier avec excellence !!! Qu'est ce qu'on ferait pas pour regagner le droit de tout régenter avec en plus quelques milliards de subventions supplémentaires !!!
En Occident aussi, les Eglises peuvent être réduites au silence
À l'occasion du 60e anniversaire de sa fondation, Aide à l'Église en détresse organisait jeudi 4 octobre à Paris un colloque sur le droit d'évangéliser et le prosélytisme
«Cette société est non seulement athée, mais hostile au Christ ! J’ai été dénoncée par des collègues parce que j’avais osé prononcer le nom de Dieu ! L’Église ne sait pas à quel point le laïcisme s’est durci depuis quelques années. » Une salve d’applaudissements conclut la prise de parole de cette jeune femme, médecin psychiatre dans un grand hôpital de la région parisienne, qui préfère garder l’anonymat. Plusieurs laïcs viennent se grouper autour d’elle à la pause et témoignent à leur tour des difficultés qu’ils rencontrent dans leur travail s’ils expriment un tant soit peu leurs convictions chrétiennes. « C’est un peu une forme de martyre », lance une autre participante…
Une société athée et hostile au christ ?
Le 4 juillet, inauguration de la Maison la Conférence des évêques de France à Paris, en présence, es qualités, des ministres Alliot-Marie, Boutin et Bockel. Mme Alliot Marie déclare « Dans un monde qui a vu s’effondrer la plupart des repères idéologiques et moraux, les religions ont plus que jamais vocation à éclairer la société , qu’elle soit civile ou politique. Je remercie l’Église catholique de la contribution déterminante qu’elle apporte à ce débat »
Nicolas Sarkozy indiquant à l’hebdomadaire Familles Chrétiennes que le christianisme « participe de manière essentielle à l’identité nationale » ; mais, de plus, il insiste sur « les racines chrétiennes de l’Europe » alors qu’il a « renégocie » un projet de traité européen qui garde le contenu de l’article 52 qui, définissant le statut des Eglises, octroie des privilèges exorbitants et antidémocratiques aux religions.
Ce sont bien ces témoignages que souhaitait faire émerger Marc Fromager, directeur depuis deux ans de la section française d’Aide à l’Église en détresse (AED), en organisant un colloque autour de la question « A-t-on encore le droit d’évangéliser ? Prosélytisme, dialogue interreligieux et autres défis », dans le cadre du 60e anniversaire de la fondation de ce mouvement (lire ci-dessous). Un colloque tenu jeudi à Paris, devant près de 350 participants.
« Nous voulions une question qui se pose tout autant pour les Églises persécutées en Inde ou au Moyen-Orient, à qui l’on interdit d’évangéliser, que pour nos Églises en Occident, où un certain laïcisme voudrait reléguer la question religieuse à la sphère privée et où l’on nie le droit de prendre une position ferme, sur un sujet éthique par exemple », poursuit le directeur d’AED-France, par ailleurs ancien responsable de la communication d’AED (lire La Croix du 6 décembre 2005).
Est ce leur role de légiférer en matière d'éthique quand on sait que seul 1 français sur deux est catholique ? voir ici
"L'affaire" du Téléthon
Et de rappeler « l’affaire » du Téléthon, provoquée il y a un an, après que le site Internet du diocèse de Fréjus-Toulon avait indiqué qu’une petite partie de l’argent récolté servait à la recherche sur cellules souches embryonnaires et invité à boycotter le Téléthon.
« Nos sociétés sont travaillées du dedans par l’Esprit Saint », estime justement l’évêque du Var, Mgr Dominique Rey, citant l’exhortation apostolique Evangelii nuntiandi de Paul VI (1975) : « L’effort pour annoncer l’Évangile aux hommes est un service rendu aux chrétiens mais aussi à toute l’humanité. » Pour lui, pas question donc de rester silencieux ou de dénaturer l’originalité du christianisme, car « soit les événements chrétiens n’ont pas eu lieu, et notre foi est vaine, soit ils ont eu lieu, et cela change tout pour tous les hommes ! »
C’est également en référence à la polémique qui a suivi les propos de Mgr Jean-Pierre Cattenoz sur l’enseignement catholique que Marc Fromager a tenu à inviter l’archevêque d’Avignon à ce colloque. « La mission d’AED est de soutenir l’Église d’abord là où elle souffre, là où elle est réduite au silence par la force, mais là aussi où elle préfère rester silencieuse face aux obstacles », insiste Marc Fromager. Des obstacles qui ont « toujours existé et existeront toujours », a rappelé le dramaturge Fabrice Hadjadj, stigmatisant une certaine « mollesse pastorale » et un « confort bourgeois » chez des catholiques qui ont reçu la vérité et ne la transmettent pas. Là est, selon lui, la « véritable trahison ».
Peur du fanatisme
S’il existe une hostilité croissante à l’affirmation publique de la foi, elle proviendrait, selon Gérard Leclerc, d’une peur du fanatisme : « Depuis le XVIe siècle, l’expression dans la cité de l’absolu de la vérité est perçue comme catastrophique », devait expliquer l’éditorialiste à propos de « l’indifférentisme, devenu la norme aujourd’hui ». De même, « sous prétexte de dialogue inter religieux, le Christ est souvent mis au même niveau que les fondateurs, réels ou parfois mythologiques, des autres religions », constate le cardinal indien Ivan Dias, préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, qui présidait ce colloque. Et une fois les divers systèmes religieux renvoyés dos à dos, la foi chrétienne, au même titre qu’une autre, doit abandonner toute ambition d’extension.
Le cardinal Dias rappellera combien est grande, en Inde, l’attente vis-à-vis des chrétiens, qui ne représentent que 2,3 % de la population mais prennent en charge 20 % de l’éducation primaire, 25 % des orphelinats et 30 % des hospices pour handicapés, lépreux et malades du sida. Et de raconter que « chaque mercredi, dans un des sanctuaires marials de Bombay, 70 000 personnes, dont une majorité de non-chrétiens, viennent dire une neuvaine à la Vierge ». Ce n’est donc pas un hasard si l’Inde arrive en deuxième place pour l’aide apportée par AED, après le Brésil (plus grand pays catholique au monde) et avant l’Ukraine.
Le colloque a permis de s’interroger également sur la Bonne Nouvelle qu’il s’agit d’annoncer. « A-t-on besoin d’être sauvé ? Le salut de l’homme repose-t-il sur des critères de santé ?, interroge Mgr André Vingt-Trois. Si oui, le médecin ou le travailleur social sont de meilleurs évangélisateurs. » Et l’archevêque de Paris de rappeler que, si les Occidentaux sont de si grands consommateurs de neuroleptiques, c’est bien que « quelque chose manque ». « Notre capacité à évangéliser dépend d’abord de l’authenticité de notre prière et de notre vie sacramentelle », poursuivait Mgr Vingt-Trois, invitant chacun à se laisser transformer par l’Esprit Saint, car c’est bien l’Esprit qui convertit et, lui, ne risque pas d’être « accusé de prosélytisme » ! Propos que l’évêque d’Angoulême, Mgr Claude Dagens, devait reprendre, soulignant que les « deux terrains » – droit d’évangéliser ordinaire et universalisme chrétien – sont marqués par le « combat entre ouverture et fermeture à Dieu ».
les pauvres martyrs, il ne touchent que 10 milliards de subventions par an dans un pays qui est censé etre laique !!! Biensur ca ne leur suffit pas, il faut leur donner nos corps, nos consciences, l'éthique, l'école... tout !!!