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l'existence determine la conscience

Non au nouveau traité européen de Lisbonne

12 Décembre 2007 , Rédigé par hans Publié dans #Union Européenne

Paris, juin 2008 : Congrès de fondation du parti ouvrier indépendant

Appel à l’unité

pour le respect du vote du 29 mai 2005

pour dire NON au traité de Lisbonne

A la suite du sommet européen des 18 et 19 octobre, le gouvernement Sarkozy-Fillon prétend faire adopter à toute vitesse par le Parlement le nouveau traité de Lisbonne qui reprend pour l’essentiel la Constitution européenne rejetée par le peuple français, le 29 mai 2005.

 Tous les travailleurs, actifs et retraités, tous les jeunes sont concernés.

Nous ne voulons pas :

— l’allongement de l’âge de départ à la retraite, menant à des retraites de misère

— la privatisation des universités et la destruction des diplômes nationaux ;

— les mesures de destruction de la Sécurité sociale (franchises, etc.) qui mènent à sa privatisation ;

— le blocage des salaires ;

— la destruction des communes et des services publics ;

— la désindustrialisation et les délocalisations ;

— les quotas imposés par l’Union européenne et la PAC, qui aboutissent, en particulier, à la désertification rurale, à la mise en jachère des terres et à l’arrachage des vignes.
 

Toutes ces mesures trouvent leur source dans les multiples décisions de l’Union européenne que le traité de Lisbonne vise à aggraver.

 
Qui peut accepter que la Constitution européenne, rejetée il y a deux ans et demi, soit reprise dans le nouveau traité de Lisbonne ?

Avec ce traité, ils veulent :
 

— renforcer les pouvoirs supranationaux de la Commission européenne,
de la BCE et des autres institutions européennes pour imposer la destruction
de toutes les conquêtes sociales et démocratiques ;

— réaffirmer le rôle du pacte de stabilité, carcan au nom duquel tous les gouvernements  sont sommés de tailler à la hache dans tous les budgets : santé, Sécurité sociale, école…

— donner plus de pouvoirs à la Commission européenne pour tout privatiser
au nom du marché intérieur et de la libre concurrence et s’opposer à toute (re)nationalisation, au nom de l’interdiction des aides d’Etat ;

— imposer désormais aux Etats membres d’augmenter leurs budgets militaires
quand tous les autres budgets publics doivent baisser, tout cela dans le cadre de l’OTAN et d’une Union européenne qui devrait maintenant parler d’une seule voix
au plan international ;

 

C’est un double déni de démocratie que de prétendre
imposer le traité rejeté par le peuple français en lui déniant de surcroît le droit de s’exprimer par référendum.

 

S’ils étaient respectueux de la démocratie, les députés et sénateurs refuseraient le vote du traité de Lisbonne par le Parlement : la démocratie exige un référendum pour permettre au peuple de se prononcer et de pouvoir à nouveau dire « non ».

Réunis les 24 et 25 novembre 2007 en Convention nationale pour un parti ouvrier, nous lançons un appel en ce sens.

 Notre initiative ne s’oppose à aucune autre.

 Partisans, pour notre part, de la rupture avec l’Union européenne et de la sortie des institutions de l’Union européenne dont le carcan interdit toute souveraineté aux nations et aux peuples d’Europe et toute possibilité de préserver et d’étendre les conquêtes sociales et démocratiques, nous appelons travailleurs, actifs et retraités, jeunes, militants, élus, syndicalistes à signer massivement l’appel à l’unité

POUR LE RESPECT DU VOTE DU 29 MAI 2005

UN REFERENDUM POUR POUVOIR DIRE

NON AU TRAITE DE LISBONNE

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