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l'existence determine la conscience

Crise économique: pour sauver la population laborieuse il faut faire exactement l'inverse!

9 Novembre 2008 , Rédigé par hans Publié dans #Lutte des classes

Le plan de "secours aux banques" de 360 milliards d'euros annoncé par le président de la République Nicolas Sarkozy, déclinaison hexagonale du plan européen de 1 700 milliards d'euros, a été salué par le gouvernement américain comme "faisant suite au plan Paulson de 700 milliards de dollars" de sauvetage des institutions bancaires et de crédit en difficulté.
Comme l'a dit Eric Woerth, ministre du Budget, "ce plan, s'il est utilisé, augmentera la dette de l'Etat, déjà attendue à 65,3% du PIB fin 2008 au-delà du plafond autorisé par les traités européens".
"Plafond autorisé", "critères de convergence", "déficit budgétaire", "concurrence non faussée" : tout cela est oublié lorsqu'il s'agit de voler au secours des banquiers.

En revanche, lorsqu'il s'agit d'empêcher par une aide d'Etat la fermeture des entreprises et la suppression des emplois en Lorraine, à Sandouville… les tabous de Maastricht sont inviolables !
En revanche, lorsqu'il s'agit de justifier les 30 000 suppressions d'emplois publics du budget 2009, la réduction du déficit budgétaire est une loi d'airain !
Va-t-on oser avancer ce prétexte pour imposer les réformes à venir contre l'hôpital public, contre les lycées publics ?
Le Premier ministre François Fillon a lancé un vibrant appel à "l'union nationale". Le président du groupe PS du Sénat, sortant de l'Elysée, a déclaré que "sans parler d'union nationale, les socialistes devront prendre leurs responsabilités". Et le groupe PS ne s'est pas opposé au plan. Le groupe PCF, qui a voté pour sa part contre, se déclare "prêt à s'inscrire dans la nécessaire réforme du système bancaire".

Comment comprendre ce "tous ensemble avec nos banquiers !" alors que l'urgence est à l'unité de tout le mouvement ouvrier pour protéger des conséquences de ce plan la population qui vit de son travail ?
Le POI réaffirme l'absolue nécessite de protéger le patrimoine public et social en rompant avec les traités de l'Union européenne, qui lient le sort de la nation aux aléas des marchés financiers.
Il réaffirme que la seule issue véritable à la crise passe par la nationalisation sans indemnités de tout le système du crédit pour le mettre au service de la production et de la satisfaction des besoins de la population. Une telle décision n'a rien à voir avec les "prises de participation" annoncées dans les sociétés en faillite, qui ne sont que la "nationalisation des pertes", alors que dans le même temps on veut privatiser ce qui peut rapporter des bénéfices.
De telles décisions exigent bien évidemment le rétablissement de la souveraineté du peuple et la tenue d'une Assemblée constituante désignant un gouvernement qui rompe avec les traités et les institutions de l'Union européenne.

Le POI renouvelle son appel à l'unité du mouvement ouvrier sans préalable. Il s'adresse à tous les militants, élus, ouvriers et républicains à se rassembler autour d'un plan d'urgence et de protection de la population
Un plan d'urgence qui consisterait à retirer toutes les contre-réformes portant atteinte aux services publics de la Poste, de l'hôpital, de l'enseignement, qui consisterait à annuler tous les plans de licenciement et suppressions d'emplois, à interdire toute saisie ou expulsion de salariés endettés, à stopper les exonérations de cotisations sociales accordées au patronat (43 milliards annoncés pour 2009), qui consisterait à revenir sur toutes les privatisations ou ouvertures à la concurrence et à rétablir tous les monopoles publics détruits par les directives européennes.
Ces propositions et d'autres garantissant les intérêts de la population laborieuse seront mises en discussion des délégués et des élus lors de la Conférence nationale pour l'unité proposée par le POI pour le 7 décembre prochain.


LIre aussi le Communiqué 360 milliards pour les spéculateurs..
CE PLAN DOIT ÊTRE RETIRÉ !


Paris, le 15 octobre 2008

Les secrétaires nationaux du POI
Gérard Schivardi, Claude Jenet, Jean Markun, Daniel Gluckstein
Contact presse: Michèle Lepeuve 06 83 21 70 17

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