Le G20 : une machine de guerre contre les travailleurs du monde entier !
Depuis que la banque fédérale a versé 1 200 milliards aux spéculateurs américains, 750 000 emplois disparaissent chaque mois aux Etats-Unis. En France, les 420 milliards accordés par le gouvernement aux banques se sont traduits par 90 000 suppressions d’emplois en janvier, 80 000 en février…
Voilà le prix que le G20 voudrait faire payer aux travailleurs et à la jeunesse de tous les pays pour le renflouement des spéculateurs, c’est-à-dire la survie du capitalisme !
Et où trouvent-ils ces milliards, dans une situation où le président de la République oppose aux demandes légitimes d’augmentation des salaires le fait que les caisses de l’Etat sont prétendument vides ? Où trouvent-ils ces milliards, dans une situation où le Premier ministre invoque le respect du pacte de stabilité pour faire baisser l’endettement de l’Etat ? En taillant dans le budget des hôpitaux et de l’école ! En supprimant 50 000 emplois d’hospitaliers, 30 000 d’enseignants ! 20 000 dans la fonction publique ! Lors du G20 et de la réunion de l’Otan qui a suivi, l’administration Obama a imposé aux gouvernements des pays de l’Union européenne toutes ses exigences : encore plus pour les banques, encore plus pour les spéculateurs, encore plus pour la guerre, à commencer par celle entretenue contre le peuple afghan ! Et les gouvernements des pays de l’UE se sont soumis à ces exigences !
Mais les travailleurs victimes de cette politique se dressent partout dans le monde, avec leurs organisations, pour s’opposer aux licenciements, aux suppressions d’emplois dans le secteur public, pour défendre leurs conditions de vie, contre la guerre et l’exploitation ! Aux décisions du G20, le POI oppose le combat pour l’unité de la classe ouvrière et de ses organisations pour : – la confiscation des milliards donnés aux spéculateurs afin de les utiliser pour répondre aux besoins urgents de la population laborieuse ; – le combat dans tous les pays d’Europe pour l’interdiction des licenciements ; – la rupture avec l’Union européenne entièrement soumise aux intérêts de l’administration américaine. C’est sur ces mots d’ordre que le POI organisera un rassemblement de masse à Paris le 16 mai à 14 heures, où prendront la parole des militants ouvriers de toute l’Europe ainsi que des militants ouvriers de toutes tendances qui, en France, unissent leurs efforts pour la marche unie sur Paris pour l’interdiction des licenciements.
Paris, le 7 avril 2009
Les secrétaires nationaux du POI
Claude Jenet, Jean Markun, Daniel Gluckstein, Gérard Schivardi.