Il n’y a pas de « bonne masterisation » ! RETRAIT PUR ET SIMPLE, MAINTENANT !
Communiqué de l’AJR :
Lors de l’AG de Paris-4 du lundi 27 avril rassemblant 900 étudiants, professeurs et personnels, la motion suivante a été présentée par l’AJR et adoptée à l’écrasante majorité :
Nous, étudiants de la Sorbonne réunis en assemblée générale le lundi 27 avril, constatons qu’après plus de trois mois de grève, le gouvernement n’a toujours pas répondu à nos revendications, qu’il laisse pourrir la situation et que son attitude irresponsable menace le passage de nos examens. Nous voulons passer nos examens, c’est donc maintenant, tout de suite qu’il doit retirer le décret sur le statut des enseignants chercheurs et sa réforme de la masterisation des concours de l’enseignement.
Ces deux revendications depuis le début du mouvement forgent l’unité des professeurs et des étudiants dans leur grève.
Comment comprendre donc que des groupes de travail, pilotés par le ministère, dont le premier s’intitule « cadrage des masters et l’articulation avec les concours », chargé d’examiner notamment « les places respectives de l’admissibilité et de l’admission pendant l’année de M2 (…), les stages de préprofessionnalisation : place et rôle des acteurs universitaires de la formation des enseignants (UFR et IUFM) », se mettent en place avec la participation de certains syndicats d’enseignants chercheurs, dont le majoritaire ?
En effet comment comprendre que des syndicats participent à ces groupes de travail chargés de mettre en place la masterisation des concours.
Nous étudiants de la Sorbonne réaffirmons que nous sommes opposés à tout projet de masterisation des concours, que nous voulons le maintien du CAPES au niveau bac + 3, de l’AGREG à bac +4, que nous voulons le maintien de l’année de fonctionnaire stagiaire rémunérée, immédiatement après le concours dans le cadre des IUFM, que nous voulons le maintien de la préparation des concours dans le cadre des IUFM et des universités.
Les étudiants de la Sorbonne ne posent-ils pas les vrais problèmes ?
Déjà, le 3 avril dernier, la direction du syndicat majoritaire chez les profs déclarait : « Il convient de mettre en place les conditions d’une véritable réflexion qui s’attachera à définir un cursus de master approprié ». « Approprié » ?
Comme s'il pouvait y avoir une « bonne masterisation » ! Comme si depuis des mois nous n’exigions pas le retrait de ce décret !
Si le gouvernement semble insensible à le forte mobilisation dans les universités depuis 3 mois, n’est-ce pas parce qu’il peut compter sur le soutien de dirigeants syndicaux qui, en allant dans le bureau de Pécresse pour appliquer la masterisation, violent le mandat donné par des milliers de profs et d’étudiants qui exigent depuis des mois le retrait ?
Pour l’AJR il y a urgence : partout dans nos Assemblées Générales nous devons réaffirmer nos revendications qui sont légitimes. Sur cette base, partout nous devons interpeller nos directions syndicales : Camarades, sortez des commissions pour appliquer la masterisation ! Nous voulons le retrait pur et simple, tout de suite, des deux décrets !
Depuis plus de 3 mois, nous, étudiants dans l’unité avec les enseignants-chercheurs, exigeons :
Nous en exigeons le retrait parce que pour nous, si ces décrets qui découlent de la LRU venaient à s’appliquer, ce serait la fin des concours nationaux pour devenir professeurs et ce serait un pas de plus vers la destruction de nos diplômes nationaux sans lesquels impossible de trouver un vrai travail avec un vrai salaire.
Décrets Pécresse, « plan jeune » de Sarkozy…
Un seul et même objectif : précariser la jeunesse !
Pendant que Pécresse tente de détruire nos diplômes nationaux à l’université, Sarkozy a présenté quand à lui le 24 avril dernier le plan « Emploi des jeunes ». Que propose-t-il ? La généralisation des contrats précaires, des stages en entreprise « grâce » au plan Licence qui prévoit des stages obligatoires pour tous les étudiants… et bien sûr des millions à la pelle pour le patronnât pour le remercier de plonger toute une génération dans la précarité et la misère ! D’un côté ce gouvernement détruit nos concours et nos diplômes nationaux, de l’autre il détruit les CDI et généralise les contrats !
Ce gouvernement veut liquider les diplômes nationaux et les concours, pour les mêmes raisons qu'il supprime 30 000 postes dans la fonction publique (dont 15 000 dans l'Education nationale) afin de mettre en œuvre les directives de l'Union européenne[1] qui, au nom de la « concurrence libre et non faussée », exige la liquidation des services publics, du caractère national de l'éducation, l'autonomie-privatisation de l'université avec la LRU.
Remettre en cause nos diplômes nationaux, c'est remettre en cause ce qui nous permet de passer les concours de la fonction publique et qui dans le privé sont reconnus par les conventions collectives qui nous donnent des droits !
Généraliser les contrats précaires et détruire le CDI, c’est la galère assurée pour tous les jeunes pour trouver un vrai travail – et pour le garder – avec un vrai salaire qui nous permette de vivre, tout simplement !
Le résultat, c'est 13000 postes de fonctionnaires supprimés, des dizaines de milliers de licenciements dans le privé : 2 chômeurs en plus par minute, c’est autant d’emplois en moins pour nous. La LRU, les décrets Pécresse, le « plan jeune » de Sarkozy c'est pour faire de nous de la chair à patron ! Précarité, petits boulots, flexibilité : voila la logique dans laquelle ils veulent nous entraîner !
Personne ne peut accepter !
Voilà pourquoi l'AJR dénonce le sommet du G20 qui prévoit encore 5 000 milliards pour les spéculateurs et les patrons. Ce sont 5 000 milliards qu’ils tentent déjà de nous faire payer : aujourd’hui 2 jeunes sur 3 sont chômeurs ou précaires, et demain ?
Voilà pourquoi l’AJR dénonce aussi le sommet de l'OTAN à Strasbourg qui voit Sarkozy réintégrer la direction de l'OTAN pour aggraver la guerre en Afghanistan : la précarité ou la guerre, on ne peut pas accepter ! A bas l'OTAN !
Voilà pourquoi l'AJR participe à des comités unitaires partout en France pour la marche unie pour l'interdiction des licenciements à égalité avec des militants de tous horizons politiques (NPA, JC/PC, PS, PG…). Une deuxième conférence de délégués de ces comités se réunira les 15 et 16 mai.
L'AJR appelle à participer à un rassemblement-meeting à Paris le 16 mai à 14H avec des délégations de toute l'Europe :
TOUS AU RASSEMBLEMENT NATIONAL ET INTERNATIONAL, LE 16 MAI !
Nous, étudiants de la Sorbonne réunis en assemblée générale le lundi 27 avril, constatons qu’après plus de trois mois de grève, le gouvernement n’a toujours pas répondu à nos revendications, qu’il laisse pourrir la situation et que son attitude irresponsable menace le passage de nos examens. Nous voulons passer nos examens, c’est donc maintenant, tout de suite qu’il doit retirer le décret sur le statut des enseignants chercheurs et sa réforme de la masterisation des concours de l’enseignement.
Ces deux revendications depuis le début du mouvement forgent l’unité des professeurs et des étudiants dans leur grève.
Comment comprendre donc que des groupes de travail, pilotés par le ministère, dont le premier s’intitule « cadrage des masters et l’articulation avec les concours », chargé d’examiner notamment « les places respectives de l’admissibilité et de l’admission pendant l’année de M2 (…), les stages de préprofessionnalisation : place et rôle des acteurs universitaires de la formation des enseignants (UFR et IUFM) », se mettent en place avec la participation de certains syndicats d’enseignants chercheurs, dont le majoritaire ?
En effet comment comprendre que des syndicats participent à ces groupes de travail chargés de mettre en place la masterisation des concours.
Nous étudiants de la Sorbonne réaffirmons que nous sommes opposés à tout projet de masterisation des concours, que nous voulons le maintien du CAPES au niveau bac + 3, de l’AGREG à bac +4, que nous voulons le maintien de l’année de fonctionnaire stagiaire rémunérée, immédiatement après le concours dans le cadre des IUFM, que nous voulons le maintien de la préparation des concours dans le cadre des IUFM et des universités.
- retrait de la réforme de la masterisation des concours de l’enseignement !
- retrait définitif du décret sur le statut des enseignants chercheurs !
Les étudiants de la Sorbonne ne posent-ils pas les vrais problèmes ?
Déjà, le 3 avril dernier, la direction du syndicat majoritaire chez les profs déclarait : « Il convient de mettre en place les conditions d’une véritable réflexion qui s’attachera à définir un cursus de master approprié ». « Approprié » ?
Comme s'il pouvait y avoir une « bonne masterisation » ! Comme si depuis des mois nous n’exigions pas le retrait de ce décret !
Si le gouvernement semble insensible à le forte mobilisation dans les universités depuis 3 mois, n’est-ce pas parce qu’il peut compter sur le soutien de dirigeants syndicaux qui, en allant dans le bureau de Pécresse pour appliquer la masterisation, violent le mandat donné par des milliers de profs et d’étudiants qui exigent depuis des mois le retrait ?
Pour l’AJR il y a urgence : partout dans nos Assemblées Générales nous devons réaffirmer nos revendications qui sont légitimes. Sur cette base, partout nous devons interpeller nos directions syndicales : Camarades, sortez des commissions pour appliquer la masterisation ! Nous voulons le retrait pur et simple, tout de suite, des deux décrets !
Depuis plus de 3 mois, nous, étudiants dans l’unité avec les enseignants-chercheurs, exigeons :
- le retrait du décret sur la formation des maitres
- le retrait du décret sur le statut des enseignants chercheurs.
Nous en exigeons le retrait parce que pour nous, si ces décrets qui découlent de la LRU venaient à s’appliquer, ce serait la fin des concours nationaux pour devenir professeurs et ce serait un pas de plus vers la destruction de nos diplômes nationaux sans lesquels impossible de trouver un vrai travail avec un vrai salaire.
Décrets Pécresse, « plan jeune » de Sarkozy…
Un seul et même objectif : précariser la jeunesse !
Pendant que Pécresse tente de détruire nos diplômes nationaux à l’université, Sarkozy a présenté quand à lui le 24 avril dernier le plan « Emploi des jeunes ». Que propose-t-il ? La généralisation des contrats précaires, des stages en entreprise « grâce » au plan Licence qui prévoit des stages obligatoires pour tous les étudiants… et bien sûr des millions à la pelle pour le patronnât pour le remercier de plonger toute une génération dans la précarité et la misère ! D’un côté ce gouvernement détruit nos concours et nos diplômes nationaux, de l’autre il détruit les CDI et généralise les contrats !
Ce gouvernement veut liquider les diplômes nationaux et les concours, pour les mêmes raisons qu'il supprime 30 000 postes dans la fonction publique (dont 15 000 dans l'Education nationale) afin de mettre en œuvre les directives de l'Union européenne[1] qui, au nom de la « concurrence libre et non faussée », exige la liquidation des services publics, du caractère national de l'éducation, l'autonomie-privatisation de l'université avec la LRU.
Remettre en cause nos diplômes nationaux, c'est remettre en cause ce qui nous permet de passer les concours de la fonction publique et qui dans le privé sont reconnus par les conventions collectives qui nous donnent des droits !
Généraliser les contrats précaires et détruire le CDI, c’est la galère assurée pour tous les jeunes pour trouver un vrai travail – et pour le garder – avec un vrai salaire qui nous permette de vivre, tout simplement !
Le résultat, c'est 13000 postes de fonctionnaires supprimés, des dizaines de milliers de licenciements dans le privé : 2 chômeurs en plus par minute, c’est autant d’emplois en moins pour nous. La LRU, les décrets Pécresse, le « plan jeune » de Sarkozy c'est pour faire de nous de la chair à patron ! Précarité, petits boulots, flexibilité : voila la logique dans laquelle ils veulent nous entraîner !
Personne ne peut accepter !
Voilà pourquoi l'AJR dénonce le sommet du G20 qui prévoit encore 5 000 milliards pour les spéculateurs et les patrons. Ce sont 5 000 milliards qu’ils tentent déjà de nous faire payer : aujourd’hui 2 jeunes sur 3 sont chômeurs ou précaires, et demain ?
Voilà pourquoi l’AJR dénonce aussi le sommet de l'OTAN à Strasbourg qui voit Sarkozy réintégrer la direction de l'OTAN pour aggraver la guerre en Afghanistan : la précarité ou la guerre, on ne peut pas accepter ! A bas l'OTAN !
Voilà pourquoi l'AJR participe à des comités unitaires partout en France pour la marche unie pour l'interdiction des licenciements à égalité avec des militants de tous horizons politiques (NPA, JC/PC, PS, PG…). Une deuxième conférence de délégués de ces comités se réunira les 15 et 16 mai.
L'AJR appelle à participer à un rassemblement-meeting à Paris le 16 mai à 14H avec des délégations de toute l'Europe :
- pour l'interdiction des licenciements dans toute l'Europe !
- pour un vrai diplôme et un vrai travail pour tous les jeunes !
- pour ça, parce que c’est nécessaire : rupture avec l'Union européenne !
TOUS AU RASSEMBLEMENT NATIONAL ET INTERNATIONAL, LE 16 MAI !
[1] Le 5 février 2003, la Commission européenne déclarait : « la reconnaissance des qualifications acquises représente un obstacle obsolète » ! (« Le rôle des Universités dans l’Europe de la connaissance »)
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