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l'existence determine la conscience

Unité contre les franchises, unité pour sauver la Sécurité sociale !

5 Juin 2007 , Rédigé par io Publié dans #Secu - santé - retraites

Unité contre les franchises, unité pour sauver la Sécurité sociale !


Lettre ouverte (1)


 

Monsieur, madame, 


 

Candidats présentés par le Parti des travailleurs à la prochaine élection législative, nous vous avons écrit voilà quelques semaines.


 

Nous vous informions que plus de mille habitants de notre commune ont signé une pétition contre la fermeture par la direction de la caisse primaire d’assurance maladie de notre département de l’un des deux centres de paiement existant encore sur notre commune.


Depuis l’envoi de notre lettre, nous avons pris bonne note que la candidate du Parti socialiste, dans son matériel électoral, a pris position contre cette fermeture du centre de Sécurité sociale et que le Parti communiste français a fait de même.


 

Nous nous félicitons de ce pas qui va dans le sens de l’unité.


 

C’est pourquoi nous vous renouvelons la proposition, appuyée par plus de mille signataires sur notre commune, d’organiser une délégation commune auprès du président de la caisse primaire d’assurance maladie, pour exiger directement de lui la réouverture du centre de Sécurité sociale Jules-Guesde.


 

Au-delà de cette indispensable démarche d’unité, c’est l’existence même de la Sécurité sociale qui est aujourd’hui menacée.


 

Le ministre, Mme Bachelot, vient d’annoncer l’intention du gouvernement d’instaurer « des franchises ».


 

Chaque famille devrait payer dix euros pour chacune des quatre premières dépenses suivantes : médicaments, examens de biologie, actes médicaux, hospitalisation. Soit 40 euros par an de sa poche, s’ajoutant aux déremboursements déjà décidés par les gouvernements précédents, s’ajoutant à un euro prélevé sur chaque visite et aux innombrables autres mesures remettant en cause la Sécurité sociale.


 

Et encore…, il ne s’agit que de la première année. Rien n’empêchera l’année suivante d’inscrire dans la loi non pas 40 euros, mais 60, 100, 150…


 

Rappelons-nous ce qui s’est passé avec le forfait journalier des hôpitaux instauré en 1983. Il était à l’époque de 20 francs (3 euros) par jour, il est aujourd’hui de 16 euros. 


 

Rappelons-nous ce qui s’est passé avec la CSG. De 1 % en 1992, elle est passée aujourd’hui à 7,5 %…


 

Pour justifier ces « franchises », le gouvernement invoque le prétendu « trou » de la Sécurité sociale, et cela le jour même où il annonce une loi exonérant de cotisations sociales le paiement des heures supplémentaires ! 


 

D’un côté, l’argent de la Sécurité sociale — qui est du salaire différé appartenant aux travailleurs — est détourné pour renflouer les caisses des patrons.


 

De l’autre, prenant prétexte du « trou » ainsi artificiellement créé, le gouvernement voudrait faire supporter encore un peu plus aux familles ouvrières le poids des dépenses de santé.


C’est l’existence même de la Sécurité sociale de 1945 qui est en jeu, Sécurité sociale qui prévoyait la couverture de tous les aléas de la vie (maladie, accident du travail, maladie professionnelle, maternité, vieillesse, invalidité), grâce au salaire différé.


 

Et le « trou », nous dira-t-on ?


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