l'economie continue de s'effondrer
Cette contradiction majeure du capitalisme n'a trouvé historiquement d'issues que dans la guerre qui détruit des forces productives en masse et permet ensuite de "réamorcer la pompe" comme pendant les 30 glorieuses !!!
Aujourd'hui, la crise des subprimes illustre parfaitement cette contradiction ; les americains s'appauvrissant, il fallait trouvé un moyen de les faire quand meme consommer d'où l'invention de ces credits a risque. Sauf que - encore plus appauvrit - plusieurs millions de foyers americains ne peuvent plus rembourser ces credits ce qui entraine la chute des banques preteuses, de l'immobillier et l'expulsion de 1 à 3 millions de foyers americains dans les mois a venir !!!
C'est ce qui explique la crise boursiere de ces dernieres semaines ! La Banque centrale européenne a d'ailleurs injecté 270 milliards d'euros pour prolonger de quelques mois a quelques années un système qui de toute facon perit dans sa longue agonie entrainant dans sa chute les peuples du monde entier dans le chaos !!!Les commentateurs tentent alors depuis plusieurs semaines de rassurer tout le monde et on evite soigneusement d'evoquer la question dans les grands médias!Pourtant si on lit la presse spécialisé voila ce qu'on peut lire (pour la simple journée de vendredi)
ici Capital.fr
"Forte baisse sur les marchés financiers en ce vendredi après-midi. La dégringolade a commencé à 14h30 avec l'annonce par le gouvernement américain de chiffres sur l'emploi très décevants.
Alors que le consensus de marché était de 115.000 créations de postes au mois d'août, ce sont en fait 4.000 emplois qui ont été détruits le mois dernier outre Atlantique. Il s'agit de la première baisse depuis août 2003.
A 16h00, alors que les indices tentaient de limiter la casse, la publication des stocks des grossistes américains les a refait violemment piquer du nez. Ces stocks n'ont en effet progressé que de 0,2% en juillet tandis que les économistes anticipaient une hausse deux fois plus importante.
Dans ce contexte, le CAC 40 cède, à un peu moins d'une demi-heure de la clôture 2,3% et revient sous les 5.450 points. A Wall Street, le Dow Jones lâche 1,5% à 13.165 points. Côté devises, l'euro s'échange contre 1,3766 dollar.
Ces mauvais chiffres devraient relancer les anticipations d'une baisse des taux par la Fed qui se réunira le 18 septembre. "
"Le marché du travail s'est contracté pour la première fois en quatre ans en août aux Etats-Unis, avec la suppression de 4.000 emplois par rapport à juillet, mais le taux de chômage est demeuré strictement stable à 4,6%, a indiqué ce vendredi le département du Travail. C'est la première fois que le solde mensuel des créations d'emplois est négatif depuis août 2003.
C'est une surprise pour les analystes qui tablaient sur 110.000 créations. "La faiblesse récente du marché de l'emploi s'explique par les pertes d'emploi continues dans l'industrie et le bâtiment, une croissance plus lente dans certaines catégories de services et plusieurs reculs dans l'éducation au niveau local", a expliqué Philip Rones du bureau des statistiques sur l'emploi.
Les suppressions d'emplois ont été les plus fortes dans l'industrie (-46.000), le bâtiment (-22.000) et la fonction publique (-28.000). Ces pertes ont été partiellement compensées par les créations d'emplois dans le secteur tertiaire (+60.000), surtout dans le secteur de l'éducation/santé (+63.000). De plus, les chiffres des mois précédents ont été révisés en baisse pour faire ressortir 68.000 embaûches en juillet (au lieu de 92.000 annoncées initialement) et 69.000 en juin (au lieu de 126.000)."
"Ce rapport risque d'ajouter à la nervosité des marchés qui s'interrogent sur les conséquences de la crise de l'immobilier américain sur le plan macroéconomique et sur les profits des entreprises. "Quelles que soient les excuses que l'on puisse formuler sur le fait que le chiffre des créations d'emplois est volatile, on ne peut échapper au fait que celui d'août est affreux", a commenté Rob Carnell, économiste de la banque ING. "
"Selon Audrey Childe-Freeman, économiste à la CIBC, "les mauvaises nouvelles s'accumulent pour le consommateur américain: l'immobilier est déprimé, les marchés financiers sont en proie aux turbulences, et maintenant voilà que le marché de l'emploi faiblit nettement". Pour cette économiste, cette mauvaise nouvelle est quasiment l'assurance que la Réserve fédérale américaine (Fed) va baisser son taux d'intérêt directeur le 18 septembre."