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l'existence determine la conscience

L’Union Européenne soutient le rapport Attali, qu’est ce le rapport Attali ?

30 Janvier 2008 , Rédigé par hans Publié dans #Union Européenne

Deux articles pour comprendre la politique européenne et le rapport Attali.

 

La Commission européenne soutient le rapport Attali

mer. janv. 30, 2008 12:55 CST135

BRUXELLES (Reuters) - La mise en oeuvre des mesures préconisées par le rapport Attali sur "la libération de la croissance" serait "très bonne" pour l'économie française, déclare le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Joaquin Almunia.

"J'y vois une longue liste de mesures qui, je crois, sont très adéquates pour augmenter la croissance potentielle en France, pour améliorer l'économie française, pour améliorer le fonctionnement des marchés financiers, pour introduire plus de flexibilité là où il n'y en a pas assez", a-t-il dit.

"Je crois que la mise en oeuvre des réformes préconisées dans le rapport Attali serait très bonne pour l'économie française", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.

Jacques Attali, ancien conseiller de François Mitterrand, a présenté 316 propositions qui font débat en France.

Nicolas Sarkozy a dit qu'il adhérait à la plupart d'entre elles, mais a exprimé son désaccord avec certaines, dont la suppression des départements.

Yves Clarisse


 

Rapport Attali : Sarkozy prend des pincettes

mercredi 23 janvier 2008 19h57 sur le site d’Europe 1


undefined316 propositions pour libérer la croissance française, c'est l'ambition du rapport de la commission Jacques Attali. Le document a été remis mercredi midi au chef de l'Etat. Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il adhérait "à l'essentiel" des conclusions mais il a rejeté la suppression des départements et du "principe de précaution". Le président a annoncé une réunion début février pour décider des "mesures prioritaires". Certains secteurs, comme les taxis, affichent déjà leur hostilité.

316 propositions dont 20 mesures phares pour permettre à la France d'obtenir un point supplémentaire de croissance d'ici 4 ans et une chute du taux de chômage à 5%, c'est l'ambition du rapport de la commission Jacques Attali officiellement présenté mercredi midi à Nicolas Sarkozy. Hétéroclites, parfois iconoclastes, les 316 propositions balayent un très grand nombre de thèmes, avec une large place faite à l'enseignement, au développement durable, à l'innovation, au marché du travail ou encore aux mesures en faveur des PME. Parmi les mesures, on retiendra l'idée de faciliter l'immigration pour faire face aux pénuries de main-d'oeuvre dans certains secteurs, la suppression des départements dans les dix ans à venir. Le rapport propose aussi d'ouvrir les professions réglementées (pharmaciens, taxis, vétérinaires, coiffeurs, notaires, etc.) à la concurrence et la libéralisation du commerce. La commission Attali préconise de considérer la formation de tous les chômeurs comme une activité nécessitant rémunération ou la réforme de la représentativité syndicale.

La polémique, déjà existante autour de ce rapport, a rebondi dès le détail des mesures connu. Pour le socialiste Julien Dray, ce rapport est "étouffe-chrétien" qui "en dit long sur l'échec économique des premiers mois de François Fillon et Nicolas Sarkozy". Selon François Bayrou, il contient des "idées qui risquent de déstabiliser la société française". Pour la CGT, "le déséquilibre est patent entre quelques propositions d'amélioration de la situation des salariés et l'avalanche de remises en cause prônées". Les députés UMP avaient dit mardi refuser de se faire imposer in extenso les plus de trois cents propositions du rapport. Ils exigent être partie prenante du futur débat législatif. Les taxis ont annoncé eux un mouvement de protestation le 30 janvier prochain.

Nicolas Sarkozy a affirmé lui qu'il adhérait "à l'essentiel" des conclusions de la commission Attali mercredi ajoutant : "Si certains ont été effrayés par le contenu de vos propositions, moi je les trouve plutôt raisonnables dans l'essentiel". Nicolas Sarkozy a jugé nécessaire de réformer certaines professions réglementées, estimant qu'il existe des "réglementations parfaitement obsolètes", comme celle des taxis. Le président s'est prononcé pour la "négociabilité" des conditions de ventes des fournisseurs à la grande distribution dans le cadre de la réforme de la loi Galland régissant les relations entre les uns et les autres.

Mais le chef de l'Etat a aussi concédé "quelques désaccords", notamment sur l'idée de supprimer le "principe de précaution". "Proposer sa suppression au motif qu'il bride l'action repose à mon sens sur une incompréhension", a dit le chef de l'Etat, pour qui cette suppression serait en contradiction avec la volonté de favoriser le développement durable. Nicolas Sarkozy a aussi déclaré ne pas être favorable à la suppression des départements, qui ont "la légitimité historique". Sur les actions de groupe, il a demandé "à réfléchir car je ne voudrais pas avoir tous les inconvénients de la société américaine sans en avoir tous les avantages". Nicolas Sarkozy a annoncé la réunion d'un séminaire gouvernemental début février pour décider des "mesures prioritaires".

Jacques Attali demande lui de reprendre l'ensemble des mesures proposées par la commission. "Aucune des mesures qui est là ne peut s'appliquer sans être fait dans un ensemble. On ne peut pas supprimer les freins sur la roue gauche d'une voiture sans supprimer les freins sur la roue droite", a dit l'ancien conseiller de François Mitterrand lors de la cérémonie. Jacques Attali a assuré que le rapport était "libre et non libéral", "juste et non partisan" et construit avec "l'obsession de protéger les faibles" pour changer une "France plombée par des rentes, des connivences, des privilèges". "Notre rapport est techniquement applicable, financièrement équilibré, sans augmenter les impôts", a-t-il ajouté.

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