Nouveau traité européen - le déni de démocratie
COMITE PERMANENT POUR UN PARTI OUVRIER
Communiqué – 6 février 2008
Déni de démocratie
A Versailles la très grande majorité des parlementaires UMP-MODEM-Nouveau centre, appuyée par l’abstention ou le vote « pour » de 179 députés du PS et Verts, a adopté la révision constitutionnelle ouvrant la voie à la ratification du traité de Lisbonne.
Violant le vote majoritaire du peuple du 29 mai 2005 contre le traité constitutionnel, les Versaillais s’apprêtent maintenant à adopter le traité de Lisbonne à l’Assemblée nationale et au Sénat.
Le traité de Lisbonne c’est l’accélération des délocalisations, des privatisations, de la régionalisation au nom de la prétendue « concurrence libre et non faussée » du traité de Maastricht. Le traité de Lisbonne c’est la remise en cause directe du caractère laïque de la République, le renforcement du danger d’être entraîné, au nom d‘une politique étrangère commune, dans des opérations guerrières au Moyen orient ou en Afrique comme supplétif des Etats-Unis.
Le 30 janvier, la Commission de Bruxelles a sommé la France de respecter le pacte de stabilité et de: « renforcer considérablement le rythme de consolidation budgétaire et de réduction de la dette pour garantir une marge de sécurité contre le dépassement du seuil de 3% du déficit ».
Au nom du respect de ce pacte de stabilité, la commission Attali inspirée par la commission de Bruxelles, prône la privatisation de tous les services publics, la destruction du code du travail et le démantèlement de la République avec la suppression des départements et le regroupement forcé des communes.
Les travailleurs se dressent légitimement par la grève et la manifestation contre cette politique : après les cheminots, les étudiants et lycéens, les fonctionnaires, les médecins hospitaliers, ce sont maintenant les ouvriers d’Arcelor-Mittal, les employés de la grande distribution, les chauffeurs de taxi….
Pour le comité permanent pour un parti ouvrier il ne pourra y avoir aucune issue à la crise politique, économique et sociale dans le cadre de l’Union européenne.
C’est pourquoi il se prononce :
- pour l’abrogation des traités de Maastricht et de Lisbonne,
- pour la rupture avec l’Union européenne et ses institutions,
- pour l’union libre des peuples et nations libres d’Europe,
- pour la reconquête de la démocratie par une assemblée constituante souveraine.
C’est sur ces bases qu’une délégation du comité permanent a participé les 2 et 3 février avec les délégations de 19 pays d’Europe à une conférence ouvrière européenne pour l’Europe libre des nations libres d’Europe.
C’est sur ces bases que les 14 et 15 juin prochain se rassembleront à Paris les délégués des comités pour fonder un authentique parti ouvrier.
Paris le 6 février 2008