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l'existence determine la conscience

quelques éléments sur un monde qui s'effondre

1 Mars 2007 , Rédigé par hans Publié dans #économie

Un extrait d'information Ouvrière du 1er mars

« Quelques jours avant l'annonce par la direction d'Airbus du plan meurtrier supprimant 10 000 emplois en Allemagne et en France, et démantelant des activités du groupe, l'hebdomadaire Le Point (22 février) publiait un dossier sur les « fonds d'investissement » et autres fonds de pension, « dont la puissance de frappe dépasse 1 500 milliards de dollars ». Le Point précise : « Le CAC 40 (indice boursier des 40 premières sociétés cotées à la Bourse de Paris) a été colonisé dès les années 1980. Les premiers envahisseurs étaient des fonds de pension. Aujourd'hui, la bannière étoilée flotte sur le palais Brongniart (siège de la Bourse de Paris). Presque la moitié du capital des plus grands groupes français se trouve entre les mains de fonds. Un taux de pénétration record en Europe. » 

Une pénétration permise ? il faut le préciser ? par la levée de tout obstacle à la circulation des capitaux dictée par l'Acte unique européen (1986) et par le traité de Maastricht (1992). 

            Le Point ajoute : « Mais l'irruption des hedge funds dans le capital des entreprises a changé la donne. Recueillant les mises des milliardaires de la planète, ils secouent les sociétés où ils ont pris pied. Pour atteindre les 15 % de retour sur investissement qu'ils promettent à leurs riches mentors, il leur faut être autrement plus agressifs. La plupart s'allient donc à d'autres actionnaires pour réclamer plus de cash, plus vite, et tant pis si les entreprises en pâtissent ! Selon une étude d'Ixis CIB, les investissements des sociétés du CAC 40 ont baissé de 41,4 % entre 2000 et 2005. Dans le même temps, leurs dividendes ont augmenté de plus de 71 %. » C'est exactement le scénario qui vient de se dérouler à Airbus. Pour garantir le « retour sur investissement » aux fonds de pension, principalement nord-américains, qui contrôlent EADS, on démantèle l'entreprise et on supprime 10 000 emplois. 

La Bourse s'en réjouit aussitôt et le titre EADS grimpe au CAC 40 ce 27 février (+ 0,39 %). »


 

 

 
Extraits du NOUVELOBS.COM | 28.02.2007   

« Le marché chinois a rebondi mercredi 28 février après sa journée noire de mardi, la pire en une décennie. Mais les cours continuaient de baisser en Asie, ouvrant à la baisse aussi en Europe pour la deuxième journée consécutive, les investisseurs craignant toujours le ralentissement des économies chinoises et américaines.

Les cours au Japon, en Corée du Sud, à Singapour, en Inde, en Australie et aux Philippines ont tous perdu plus de 2%, après les pertes enregistrées à Wall Street, qui a connu mardi son pire effondrement depuis la fatidique journée du 11 septembre 2001, le Dow Jones perdant 3,3%. Les Philippines, avec une dégringolade de 7,9%, enregistraient leur chute la plus brutale depuis 1997, en pleine crise asiatique »

« En Europe, l'index britannique FTSE 100 a perdu 1% mercredi matin avant de revenir à 0,9% à la mi-journée. Le CAC 40 français, qui avait ouvert en baisse de 2,3%, remontait à 1%, tandis qu'à Francfort le DAX était en baisse de 0,9% lui aussi. Et les craintes persistent d'éclatement de la bulle boursière en Chine, dont la bourse a connu son plus fort recul en dix ans mardi, et d'une récession aux Etats-Unis ».

« L'intervention lundi de l'ancien président de la FED américaine Alan Greenspan expliquant qu'une récession aux Etats-Unis - marché d'exportations important pour les entreprises asiatiques - était "possible" au cours de l'année, avait donné le top-départ des angoisses des investisseurs, poussant Wall Street à enregistrer son plus fort recul depuis les attentats de 2001.

Par ailleurs, un bug informatique a provoqué une chute brutale de l'indice américain des valeurs industrielles Dow Jones en milieu d'après-midi mardi, transformant un jour déjà morose pour la bourse de New-York en un spectacle affligeant.

Dow Jones & Co, l'entreprise qui gère le célèbre indice boursier a indiqué avoir constaté peu avant 14h00 locales que ses ordinateurs, saturés, ne traitaient pas correctement l'énorme volume d'échanges de la journée sur la bourse de New-York. La décision a alors été prise d'utiliser un ordinateur de secours, ce qui a provoqué une importante dégringolade de l'indice lorsque le système d'appoint a pris le relais, peu avant 15h locales.

Le Dow Jones a lors plongé d'environ 200 points presque instantanément et a perdu jusqu'à 546 points -le pire déclin en une séance depuis plus de cinq ans. »


 

 

 
Extraits de capital.fr du 1er mars 2007

« Alors que la séance de ce jeudi s'annonçait plutôt calme à la Bourse de Paris, les signaux négatifs en provenance de Wall Street ont poussé les investisseurs à se repositionner massivement à la vente. La nouvelle chute de la Bourse de Shanghai (-3,5%) et de la majorité des places financières asiatiques cette nuit a de nouveau inquiété les opérateurs de marché.
A New York, le Dow Jones chute vers 15h45 de 1,41%, à 12.095 points. Le Nasdaq recule de 1,87%, à 2.370 points. A Paris sur le CAC qui chute de 2,53%, à 5.376 points, ce qui porte à 7% sa baisse depuis la clôture de lundi. » L'actualité macroéconomique est chargée ce jeudi outre Atlantique. La première vague de statistiques qui est tombée à 14h30 comprenait les inscriptions au chômage ainsi que les revenus et les dépenses des ménages. Les nouvelles demandes d'allocations au chômage sont ressorties en hausse à 338.000 alors que le marché anticipait une légère baisse. »

 


Extrait du Livre L'empire des dettes de William Bonner et Addison Wiggin publié fin 2005 aux Etats-Unis. Lu dans La Vérité d'octobre 2006

            « L'Américain moyen a quarante-cinq ans, il a 68 000 dollars dans son plan 401(k) (fond de pension américain, dit à cotisation définie, où le seul montant connu est celui versé par le futur retraité, la pension effectivement versée étant, elle, tributaire des aléas du marché-NDLR) et il doit 69 227 dollars sur un emprunt immobilier et 8 000 dollars sur un emprunt à la consommation. Il lui reste dix à quinze ans pour épargner assez d'argent pour sa retraite. S'il veut une pension équivalente à son salaire, il devra épargner quelque chose comme 500 000 dollars pendant les quinzes prochaines années. Comment fera-t-il ? C'est impossible. Il devra arriver pauvre à la retraite ou bien vivre pauvrement jusque-là. »


 

 

 
Selon les statistiques officielles américaines pour 2002-2006 (lu dans la vérité d'octobre 2006)

            « Les salaires des employés et ouvriers ont baissé de 5% (Il s'agit des salaires, et non pas des revenus, terme abusivement utilisés pour mêler salaires et produits de l'épargne, des placements. etc.) Le processus de paupérisation frappe en premier lieu la classe ouvrière américaine. Aujourd'hui, officiellement, 36 millions d'Américains (12% de la population) vivent en dessous du seuil de pauvreté, soit 20% de plus qu'il y a quatre ans (ils étaient alors 30 millions). 46.6 millions d'Américains ne disposent d'aucune couverture sociale, soit 6.6 millions de plus qu'il y a six ans. 37 % des ménages n'ont aucun plan de retraite. Et pourtant, depuis cinq ans, la « croissance » a été principalement le résultat de l'augmentation de la consommation des ménages. Selon les statistiques officielles, la consommation représentait 71% du PIB des Etats-Unis. Comment cela est-il possible ? Par l'endettement massif, dopé par des taux d'intérêts historiquement bas, et la spéculation sur l'immobilier.

            L'endettement moyen des ménages américains représente aujourd'hui le niveau inégalé de 129% de leurs revenus, chaque foyer américain était en moyenne endetté pour 25892 dollars en 1987. Il l'est à hauteur de 101 386 dollars en 2005. »

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