Tract de l'alliance des jeunes pour la revolution mars 2007
Nous sommes à deux mois de l’élection présidentielle. Beaucoup d’entre nous sommes allés nous inscrire sur les listes électorales. Tous les grands hommes politiques, les médias, ne cessent de répéter qu’il s’agit de décider de l’avenir de la jeunesse. D’ailleurs, les principaux candidats affirment que le travail des jeunes est une priorité.
Le travail des jeunes, une priorité ?
Le travail des jeunes, une priorité ?
Alors Pourquoi supprimer 10 000 postes à Airbus ? 5 500 dans l’Education ?
10 000 postes supprimés à Airbus, c’est 10 000 emplois en moins pour les jeunes ! Airbus a permis de créer des milliers d’emplois et aujourd’hui, Dominique De Villepin annonce le plan « Power 8 » : la suppression de 10.000 postes en Europe (4.500 en France). Les sites de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et de Méaulte (Somme) vont fermer. La droite continue donc sans relâche son programme de licenciement et de désindustrialisation. Mais comment comprendre que Ségolène Royal, si elle est élue, propose un « moratoire » (28 février) du plan « Power 8 », responsable des licenciements ? Est-ce cela qui va donner du boulot aux jeunes de ces deux régions ? Pourquoi ne pas demander le retrait du plan power 8 et l’interdiction des licenciements ? 22 300 postes aux concours de l’enseignement supprimés, c’est 22 300 postes en moins pour les jeunes !
Entre 2003 et 2007, ce sont 22 300 postes aux concours de l’enseignement qui ont été supprimés. En même temps, 5 500 postes d’enseignements en lycées et collèges ont été supprimés rien qu’en 2007, auxquels s’ajoutent en 5 ans, 46 864 postes de surveillants et d’assistants d’éducation. Et qu’est-ce que Sarkozy annonce : « les départs à la retraite dans la fonction publique ne seront pas remplacés ». Cela veut dire que là où il y avait des emplois, il n’y en aura plus ?
Où allons-nous travailler alors ? 10 000 suppressions à Airbus, 1 500 licenciements à Alcatel, 5 500 profs en moins, les départs en retraite non remplacés… cela fait combien ? 20 000, 30 000 emplois que nous n’aurons pas ! C’est cela, se soucier de l’avenir des jeunes ? Après avoir refusé le CPE et obtenu dans l’unité son retrait, comment peut-on aujourd’hui vouloir nous imposer la précarité à tous ? Il y a un an, presque jour pour jour, les jeunes dans l’unité avec les travailleurs et leurs organisations syndicales, ont imposé le retrait du Contrat Première Embauche (CPE) ; ils ont revendiqué le maintien du Contrat à Durée Indéterminée (CDI). En réponse aux étudiants qui manifestaient, De Villepin a mis en place la commission université/emploi débouchant sur le rapport Hetzel. L’objectif : professionnaliser les universités en fermant les filières non rentables, en incluant des stages dans les cursus, et en faisant des diplômes en partenariat avec les entreprises de la région. Problème : à Lannion, Alcatel supprime 150 emplois. Conséquence : à l’IUT de Lannion (qui a établi une convention avec Alcatel, le 22 janvier 2003 et le 30 juin 2005, dans le cadre du pôle de compétitivité régional « Images et réseaux »), des étudiants ne pourront pas finir leur stage à Alcatel et, pire, ne pourront pas valider leur diplôme, tout ça parce que le « moteur » du pôle de compétitivité (Alcatel) ferme ses sites (Rennes, Lannion, Brest) ! C’est ça, la précarité pour des étudiants qui se destinaient au métier d’ingénieur en télécommunications ! Venant de ce gouvernement, on ne pouvait s’attendre à autre chose !
Mais concernant la gauche, comment comprendre que, dans son « Pacte présidentiel », Ségolène Royal annonce, d’un côté, « faire du CDI la règle » et propose, de l’autre, « la création de quelques 500.000 emplois tremplins » ? Ces « emplois tremplins », n’est-ce pas l’équivalent des « emplois jeunes » de Lionel Jospin en 1997, prototype de tous les contrats précaires ? N’est-ce pas l’inverse du CDI ?
C’est clair, tous les candidats savent bien que la situation qui est faite à la jeunesse dans ce pays est inacceptable. Mais alors, pourquoi ne pas dire qu’il faut que tout le monde ait un CDI tout de suite, qu’il faut arrêter les licenciements, que si les étudiants sont au chômage, c’est parce qu’il n’y a pas de travail ?
Le 29 mai, nous avons voté NON à la Constitution européenne. Aujourd’hui, il faut rompre avec la « concurrence libre et non faussée » ! Pour répondre aux problèmes de la jeunesse, pour en finir avec la précarité, il y a des mesures simples à prendre tout de suite : arrêter les licenciements, réembaucher dans l’industrie, dans la fonction publique, construire des HLM, etc. Mais comment tout cela est-il possible sans rompre avec le Traité de Maastricht qui l’interdit, notamment l’article 3 qui définit l’Union européenne (UE) comme un « régime assurant que la concurrence n’est pas faussée dans le marché intérieur » ?
Au contraire, l’Etat n’a-t-il pas la responsabilité de fausser la concurrence en remettant de l’argent où cela est nécessaire, comme il le faisait avant et comme il devrait le faire pour Airbus ? Cela est-il possible sans dire clairement : « Renationalisation ! » ?
Cela est-il possible sans s’opposer à l’article 87 du Traité de Maastricht, qui indique clairement que « sont incompatibles avec le marché commun (…) les aides accordées par les Etats-membres (…) qui faussent ou menacent de fausser la concurrence en favorisant certaines entreprises », donc sans remettre en cause le Traité de Maastricht ?
C’est clair, tous les candidats savent bien que la situation qui est faite à la jeunesse dans ce pays est inacceptable. Mais alors, pourquoi ne pas dire qu’il faut que tout le monde ait un CDI tout de suite, qu’il faut arrêter les licenciements, que si les étudiants sont au chômage, c’est parce qu’il n’y a pas de travail ?
Le 29 mai, nous avons voté NON à la Constitution européenne. Aujourd’hui, il faut rompre avec la « concurrence libre et non faussée » ! Pour répondre aux problèmes de la jeunesse, pour en finir avec la précarité, il y a des mesures simples à prendre tout de suite : arrêter les licenciements, réembaucher dans l’industrie, dans la fonction publique, construire des HLM, etc. Mais comment tout cela est-il possible sans rompre avec le Traité de Maastricht qui l’interdit, notamment l’article 3 qui définit l’Union européenne (UE) comme un « régime assurant que la concurrence n’est pas faussée dans le marché intérieur » ?
Au contraire, l’Etat n’a-t-il pas la responsabilité de fausser la concurrence en remettant de l’argent où cela est nécessaire, comme il le faisait avant et comme il devrait le faire pour Airbus ? Cela est-il possible sans dire clairement : « Renationalisation ! » ?
Cela est-il possible sans s’opposer à l’article 87 du Traité de Maastricht, qui indique clairement que « sont incompatibles avec le marché commun (…) les aides accordées par les Etats-membres (…) qui faussent ou menacent de fausser la concurrence en favorisant certaines entreprises », donc sans remettre en cause le Traité de Maastricht ?
Tous au meeting du 1er avril !
Pour la rupture avec l’Union européenne !
Aucun licenciement dans aucun pays d’Europe ! Renationalisation !
Un vrai travail avec un vrai salaire pour tous !
Abrogation du LMD ! Retrait du rapport Hetzel !
Un vrai diplôme national reconnu dans les conventions collectives nationales !
Et pour cela, rupture avec l’Union européenne !
Vive l'union libre des peuples libres d'Europe !!!
Pour la rupture avec l’Union européenne !
Dans cette élection présidentielle, un seul candidat, porté par les maires de ce pays de toutes tendances politiques (PS, PCF, PT, MRC), qui résistent au Traité de Maastricht, se prononce clairement pour la rupture avec l’Union européenne : Gérard Schivardi, soutenu par le Parti des travailleurs. Dans un communiqué, il dit : « la flexibilité et le chômage interdisent aux jeunes de pouvoir se loger, se projeter dans l’avenir, construire une famille. Parce que nous avons le devoir de protéger nos enfants de la misère, l’Etat doit : abroger toutes les dérogations au CDI […] Pour tous, un CDI respectant les conventions collectives nationales. Abroger toutes les mesures prises en application des directives de la Commission européenne qui ont plongé la jeunesse dans la déqualification. Garantir un diplôme national. Rouvrir les 336 LP fermés, rétablir les 6 375 postes aux concours supprimés en 2006 et maintenir les 5500 postes menacés en 2007. Pour cela, il faut rompre avec le Traité de Maastricht et les institutions de l’Union européenne. » N’a-t-il pas raison : « il faut rompre avec le Traité de Maastricht et les institutions de l’Union européenne » ?
Un meeting est convoqué à Paris sur ce mot d’ordre. Nous vous invitons à y participer pour affirmer ensemble :
Retrait du plan « Power 8 » !Aucun licenciement dans aucun pays d’Europe ! Renationalisation !
Un vrai travail avec un vrai salaire pour tous !
Abrogation du LMD ! Retrait du rapport Hetzel !
Un vrai diplôme national reconnu dans les conventions collectives nationales !
Et pour cela, rupture avec l’Union européenne !
Vive l'union libre des peuples libres d'Europe !!!
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