Don Gelmini, célèbre prêtre italien, est mis en cause pour abus sexuels
Les hommes politiques de droite les plus en vue, - mais aussi quelques-uns de gauche -, ont fait en sorte d'être vus au siège de sa communauté, en Ombrie. L'un des premiers à l'appeler après sa mise en cause a été Silvio Berlusconi. En 2005, l'ex-chef du gouvernement avait fait don à son "ami Don Pierino" de 5 milliards d'euros pour ses communautés en Thaïlande, après la catastrophe du tsunami.
L'opposition a lancé un mot d'ordre pour un rassemblement de soutien, le 15 août en Calabre, où le prêtre s'est réfugié depuis le scandale. Pas pour se taire : rompu à la communication, il n'a cessé de se répandre dans les médias. S'il se trouve aujourd'hui accusé d'abus sexuels, c'est, dit-il, parce qu'il avait chassé d'anciens drogués découverts en train de voler. Ceux-ci l'auraient menacé de le lui faire payer cher.
Le Père Don Mazzi, son alter ego dans les milieux politiques de gauche, aurait confirmé auprès de la justice un cas d'abus sexuel dont Don Gelmini aurait été l'auteur en 1993.
Don Gelmini se dit victime d'une conspiration qui a trouvé la complaisance de quelques juges "anticléricaux". Il a comparé son cas à celui des prêtres accusés de pédophilie aux Etats-Unis, dénonçant un complot du "lobby juif et radical-chic". Propos qualifiés d'antisémites qu'il a rectifiés, évoquant "une loge maçonnique radicale-chic qui combat l'Eglise".